La Nouvelle Tribune

Sabotage et contre-manifestations : Le gouvernement pris la main dans le sac

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On en sait de plus en plus sur les auteurs des nombreuses tentatives de sabotage des manifestations de l’opposition. Il a fallu la célébration de l’anniversaire du père d’Abdoulaye Bio Tchané à Djougou pour que le pôt aux roses soit découvert. La lettre du préfet de l’Atacora/Donga Gervais N’dah Sékou confirme vraiment que le gouvernement n’est pas étranger à tous les malheurs de l’opposition. « Quarante jours pour le voleur, un jour pour le propriétaire ». Longtemps, le gouvernement a fait croire à l’opinion que les tentatives de sabotage  des manifestations de l’Union fait la nation (Un) et de la coalition ABT émanent des populations elles mêmes soucieuses de défendre le Chef de l’Etat. Puis ce samedi 27 Novembre à Djougou, la vérité a éclaboussé et projetté dans leurs visages les odeurs fétides du mensonge sous lequel ils se cachaient pour commettre leurs forfaits.  Alors que la famille Bio Tchané préparait dans un intérêt total les cérémonies commémoratives du 30è anniversaire de la mort de leur patriarche Bio Tchané, le préfet des départements de l’Atacora/Donga Gervais N’dah Ségou a imaginé de manière machiavélique le scénario à utiliser pour empêcher cette fête ou utiliser une contre manifestation de la mouvance pour l’affaiblir. Sans aucune vergogne et comme s’il était en mission, il a demandé aux responsables des Fcbe d’organiser une contre manifestation pour « émousser l’ardeur politique de l’Abt ».  A l’instar de certains de ses collègues, Gervais N’dah Sékou est  un des bourreaux des libertés démocratiques. Mais a-t-il pu agir seul sans qu’il ne reçoive le soutien d’un chef hiérarchique ou même du Chef de l’Etat ? Difficile de l’affirmer mais au regard de la généralisation de ce phénomène, on peut déjà affirmer que toutes ces personnes reçoivent des instructions de quelqu’un en haut : soit le ministre de l’intérieur soit le président de la république.