La Nouvelle Tribune

Après avoir bloqué les travaux en plénière le jeudi dernier: Hélène Aholou Kèkè s’explique

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L’argument évoqué devant la presse par la présidente de la commission des lois Hélène Aholou Kèkè serait que son état de santé était affecté. « Parce que je suis malade, j’ai un malaise, c’est le président de la République qui m’a dit de partir pour retarder la loi… ». C’est en ces termes que l’honorable Hélène Aholou Kèkè s’est exprimée le vendredi dernier lors d’un point de presse donné en marge de la séance plénière, pour se dédouaner des multiples accusations dont elle a été l’objet de la part de ses collègues, surtout de l’opposition.

Hélène Aholou Kèkè avoue être effectivement partie de l’Assemblée nationale, au terme des tractations des députés de l’opposition et au moment où le président de séance André Dassoundo appelait les députés à reprendre les travaux à l’hémicycle. Il sonnait environ 22 heures du soir. Mais à la grande surprise de tout le monde, on dit que la présidente de la commission des lois qui devrait plancher ce jour là sur les règles générales, a déserté le forum. Ce que ses collègues ont qualifié de complot et de montage pour repousser davantage l’examen de la mise en conformité de loi portant règles générales pour les élections en république du Bénin. D’autres députés de l’opposition étaient allés plus loin en affirmant qu’elle a reçu des instructions du chef de l’Etat comme d’habitude pour disparaitre du parlement. Vrai ou faux ? Dans tous les cas, elle est montée au créneau pour apporter des éléments contraires mais sans preuves. Toutefois, elle a déploré le fait que pour une loi qui doit être mise en conformité avec la Constitution et pour laquelle la Cour constitutionnelle a déjà tracé la voie à suivre, ses collègues de l’opposition se concertent encore. Alors que, selon ses propos, elle serait déjà dans son bureau depuis la matinée mais les collègues ne décidaient pas. C’est pour cette raison qu’elle serait partie du parlement sans crier gare. Mais selon des sources proches des députés, elle n’aurait même pas averti le premier vice-président qui dirigeait la plénière avant de disparaitre de l’Assemblée nationale. Ces comportements ont fait que la plupart des députés ont évoqué la thèse d’un montage flagrant pour bloquer la mise en conformité de cette loi électorale. Dans tous les cas, des débats houleux sont attendus ce jour à l’hémicycle et la présidente de la commission des lois risque d’être au banc des accusés lors des discussions.