La Nouvelle Tribune

Grogne des travailleurs de la Sbee

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Le silence  coupable des autorités de la société
Les autorités administratives de la société béninoise d’énergie électricité (Sbee)  font la sourde oreille aux grognes perlées des agents contractuels de la société qui ploient sous la menace du programme de licencieusement massif en cours.
Une vague de licenciements est en exécution à la Sbee pendant que le gouvernement proclame une politique de sauvegarde de l’emploi des jeunes. Les agents victimes ne manquent aucune occasion pour le dénoncer. « C’est contre toute attente que le Directeur général de la Sbee, a dès la fin du mois d’août 2007, commencé à licencier des agents contractuels; un licenciement unilatéral sans aucune procédure légale » a martelé Adam Osseni Saidou, porte-parole du Collectif des agents contractuels de la société béninoise d’énergie électrique (Sbee) il y a quelques semaines lors d’une conférence de presse . Face à cette mesure antisociale dramatique et inadmissible, poursuit il a été appelé le 10 octobre 2007 à un arrêt collectif de travail pour protester contre cet acte de sabotage des efforts du gouvernement pour l’emploi des jeunes. C’est alors que le ministre des mines d’énergie et de l’eau a appelé les responsables syndicaux et les Autorités de la
Sbee à la table de négociation. « A l’issue de cette séance, et comme le montre le Procès Verbal signé par toutes les parties, il a été recommandé au Directeur Général de la Sbee de mettre fin au licenciements et de faire sortir les résultats du nième audit du personnel qu’il a commandité au plus tard le 15 novembre 2007, et ceci, en association avec les syndicats en vue d’une régularisation judicieuse, transparente et définitive de la situation des agents contractuels » Le collectif  a condamné qu’ à la date du 15 novembre 2007, rien n’y fit et le comble c’est que le Directeur Général a continué à licencier les agents chaque fin du mois au vu et au su des Autorités au plus haut niveau.
 Le collectif a déclaré que près de 400 agents sont déjà licenciés et 668 sont en attente de l’être les jours à venir. Le porte-parole loin de finir ses révélations  s’indigne : « Le pire, c’est qu’il y règne dans ce licenciement cynique, l’arbitraire et la discrimination ».

Marius Kpogue