La Nouvelle Tribune

Maxime Houédjissin sur Canal 3 Bénin

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«Les tensions actuelles au parlement ne sont que des jeux de frustration»
L’honorable Maxime Houédjissin était dimanche 18 mai dernier sur les plateaux de la chaîne de télévision Canal 3 Bénin. Il était  l’invité de l’émission «Zone franche ». Au cours de l’émission, il s’est exercé à tirer quelques leçons des grandes tendances des élections municipales, communales et locales dernières.
Il est aussi intervenu sur les nombreuses tensions qu’il y a eu au palais des gouverneurs ces derniers mois à Porto-Novo.
De son analyse sur les grandes tendances des élections du 20 avril 2008, l’ancien premier questeur de l’Assemblée nationale sous la troisième législature, conclut que la regroupement  politique Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) par lequel il s’est présenté à ces élections peut déjà se donner espoir et que le président de la République, Boni Yayi peut également se frotter les mains. Il estime que la Fcbe à travers ces élections vient de faire de grands pas sur toute l’étendue du territoire national. « La Fcbe est désormais implantée partout au Bénin » a-t-il conclu. Toutefois, il reconnaît son échec dans les villes à statut particulier. A propos de Cotonou par exemple, l’échec est relatif à la manière dont le chef de l’Etat le président Boni Yayi gère la ville de Cotonou, à en croire le député Houédjissin. « Le chef de l’Etat doit revoir sa politique de gestion de Cotonou » a-t-il conseillé.
Parlant des malentendus au parlement, notamment entre le président de l’institution, Mathurin Nago, les députés de la liste Fcbe en général et ceux du groupe G13, Maxime Houédjissin trouve en dessous des problèmes liés à des  engagements. Ces engagements auraient été pris entre le chef du gouvernement et les députés G13 et n’auraient pas été respectés en entier. De plus, les accusations des membres du G13 sur Nago sont pour lui de fausses imputations. Car à son avis, tout ce qu’entreprend Nago à l’Assemblée nationale est en conformité avec le règlement intérieur de l’institution. Néanmoins l’invité de ce dimanche de « Zone franche » avoue en dépit de tout que comparativement à d’autres groupes de députés à l’Assemblée que le G13 n’est pas à négliger avertissant que « leur départ pour l’opposition pourrait ramener une situation qui s’était produite sous le régime du président Nicéphore Dieudonné Soglo ». Ainsi a-t-il prévenu,  le président Boni Yayi pourrait aussi perdre la majorité à la plénière.

Blaise Ahouansè