La Nouvelle Tribune

Les forces de l’ordre prennent d’assaut la Bourse du Travail

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(Ils chassent tous les occupants et bloquent l’accès)
Ils étaient déjà sur les lieux tôt le matin, avant que les marcheurs n’arrivent. Policiers, militaires et gendarmes se comptaient par centaines, lourdement armés et prêts à dégainer à la moindre tentative. Plusieurs véhicules de police ont été également convoyés sur les lieux ; pendant que d’autres ont été positionnés à des endroits  stratégiques tout autour de  la Bourse du Travail.

Tous étaient  menaçants et visiblement déterminés à mater les marcheurs qui persisteraient. Eux aussi, se sont faits nombreux dès  l’heure annoncée, pour la marche, 09heures. Mais face à l’impressionnant contingent des forces de l’ordre, impossible  pour eux d’évoluer. Les responsables de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin ( Cstb),  aussi présents sur les lieux ont alors décidé   de rebrousser chemin, exhortant leurs militants à en faire de même. L’atmosphère deviendra  plus tendue quand les forces de l’ordre envahiront l’intérieur de la Bourse du Travail,  et tous ses compartiments pour y chasser tous ceux qui s’y trouvaient. Même le personnel administratif, technique et autres agents de la maison, ont été contraints de plier bagages  et de vider les lieux. Certains ont grondé un peu, mais ne sont pas allés loin dans leur résistance, au risque d’être conduits manu militari vers  dehors.  Seuls,  les éléments de police et quelques militaires sillonnaient dans la maison. L’un des véhicules de police convoyés sur les lieux a été même stationné  dans la cour, proche du portail, comme pour bloquer définitivement l’accès à tout autre usager de  cette  maison.

{mosgoogle}Gaston Azoua,   secrétaire général de  la Cstb,   Dieudonné Lokossou,  Pascal Todjinou et  tous les autres syndicalistes sont restés loin hier de leurs bureaux de la Bourse du Travail. Toute la journée, les locaux ont été gardés ainsi,  bloqués,  par les forces de l’ordre. Cette marche annoncée par la Cstb pour dénoncer, dit-elle,   la non expression des libertés publiques sous le régime du changement a été   empêchée de la manière la plus forte que possible conformément  au communiqué du ministre de l’intérieur qui interdit désormais toute manifestation de protestation dans le dossier Dangnivo, cadre du ministère de l’économie et des finances, mystérieusement disparu depuis le 17 août dernier.

C.T.