La Nouvelle Tribune

Saison pluvieuse 2008 à Cotonou

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Les politiciens ont-ils oublié d’assister les populations ?
Les quelques gouttes de pluie qui se sont abattues sur Cotonou ces derniers jours, inondent déjà les domiciles et les rues des quartiers de la capitale économique du Bénin. Alors qu’en de pareilles circonstances, les politiciens défilent sous les objectifs des caméras pour montrer qu’ils volent au secours des populations sinistrées. Curieusement ces dernières sont abandonnées à leur sort. Pourquoi?
Les Cotonois connaissent déjà les misères de la grande saison pluvieuse de l’année 2008. Cependant, pas de visite du président de la république, ni celle du président maire de Cotonou et pas plus que celle de son adjoint de fils. Les ministres de la république qui, dans un passé récent, ont argué ne pas avoir besoin de l’accord du maire de la ville pour aller à la rencontre des populations, sont comme cloîtrés dans leurs coquets et luxueux bureaux.   Les honorables députés à l’Assemblée Nationale qui font d’habitude la ronde dans les quartiers pour prétendre soutenir les habitants dans leurs malheurs, royalement assis dans leurs rutilantes carrosses, circulent sans un regard compatissant à ces ‘’amphibiens’’ qu’ils ne manquent pas d’éclabousser. Aucun homme politique ne semble se préoccuper du sort des Cotonois qui ont déjà les pieds dans l’eau. Pour certains observateurs, ‘’l’on ne connaît l’importance des fesses qu’au moment de s’asseoir’’. Autrement, les politiciens ne se préoccupent des conditions de vie des populations qu’au moment où ils ont besoin de leurs voix. Ils ne sont actifs qu’à la veille des élections. Une fois les joutes électorales passées, les populations sont ignorées et abandonnées à leur sort. Telle l’orange, après succion, sa peau est jetée avec dédain. C’est la condition qui est faite aux populations de Cotonou en cette période pluvieuse. S’il y avait une élection en vue, estiment certains, on aurait déjà assisté à un ballet incessant de ces hommes politiques les bras chargés de nombreux dons de tout genre. Les populations qui ne sont guère dupes, sauront faire la part des choses et rendront sûrement à ces politiciens la monnaie de leur pièce.

Benoît Mètonou