La Nouvelle Tribune

Les actes qui trahissent le discours

A lire

Gambie : des militaires gambiens et ceux de la CEDEAO encerclent le village de Jammeh

LA GRANDE RUPTURE du Dr Yacouba FASSASSI

se connecter
Dans la même optique, Pascal Irénée Koupaki parle de la nécessaire restauration de l’éthique et de l’adoption d’une échelle des valeurs. Des propos qui sonnent à la limite creux. Car, non seulement s’il était réellement convaincu de cette impérative restauration des valeurs, il aurait rejoint Célestine Zanou, pionnière dans ce combat. Mais aussi aurait-il quitté le navire du changement. A titre illustratif, c’est le régime du changement qui a le mieux instrumentalisé les populations à travers des marches rémunérées afin qu’elles déclarent leur soutien urbi et orbi aux actions du chef de l’Etat quand bien même ces actions sont dans la tendance négative. C’est sous le régime auquel il appartient que l’argent a le plus circulé pour acheter les consciences, les chefs traditionnels, les responsables de couvents, les confessions religieuses.  Il ne le sait peut-être pas, mais tous ceux qui ont participé au congrès extraordinaire au cours duquel il a été porté à la tête du parti, y étaient-il par pur militantisme ? Sont-ils venus par leurs propres moyens de déplacement ? Koupaki devrait avoir mieux à proposer aux Béninois si seulement il n’appartenait plus au régime de Boni Yayi, s’il n’avait pas joué le rôle qui est le sien dans le système Yayi. Mais il est toujours ministre d’Etat chargé de la coordination de l’action gouvernementale. Un poste qui le met au cœur de la gestion même du gouvernement et qui ne donne aucun crédit à son discours.

Benoit Metonou