La Nouvelle Tribune

Le Fard toujours solidaire de Yayi

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Lors d’une conférence de presse tenue à l’Infosec hier, certains responsables du Front d’actions pour le renouveau, la démocratie et le développement Alafia (Fard-Alafia) ont réitéré leur soutien au chef de l’Etat tout en fustigeant certains d’entre eux qui clament le retrait de leur parti de la majorité présidentielle.

La conférence de presse des responsables de Fard-Alafia est mue par un article paru dans un canard de la place et qui affirmait que ce parti a  officiellement quitté Yayi. Pour les conférenciers du jour, ceci constitue une affabulation et un grotesque montage. Car, les instances qui ont prérogatives pour prendre de telles décisions, ne se sont plus jamais réunies depuis bien longtemps. Mieux, le 17 juin 2006 à Bohicon, le parti a affirmé son soutien au locataire actuel de la Marina. Le 26 novembre de la même année, le 4ème congrès ordinaire de Fard-Alafia a réitéré son soutien à Boni Yayi. Soutien confirmé plus tard par le Conseil national du 04 juillet 2009 tenu à Parakou. Or, jusqu’à ce jour, aucune autre instance n’a siégé pour donner une nouvelle orientation au parti. Ils s’étonnent donc de ce qu’une lettre désaffilie le Fard-Alafia des Fcbe dont ils sont membres fondateurs.  Les conférenciers ont également souligné le fait qu’aucune réunion n’ait été convoquée par le secrétaire général par intérim depuis le dernier Conseil national de leur formation politique. D’ailleurs, une vingtaine de responsables viennent de signer une pétition pour demander à cette dernière, l’organisation d’une réunion du bureau exécutif national.

{mosgoogle}Au nombre de ces responsables, figure l’ancien ministre de l’intérieur, Daniel Tawema. Il faut souligner que le ministre Barthélémy Kassa était aussi présent à la conférence. Il a apporté son soutien aux conférenciers en rappelant l’origine du Fard Alafia ainsi que l’origine de la présente vacance du poste de Secrétaire général du parti. Eugène Dossoumou et les autres qui étaient au présidium se réservent le droit de faire une déclaration dans les jours à venir. Ils assurent cependant ne pas fermer la porte du dialogue.

Benoît Mètonou