La Nouvelle Tribune

Plénière hier sur les règles générales pour les élections

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La 2è secrétaire parlementaire Affo Djobo disparait et bloque les travaux
(Nago jette son dévolu sur Joachim Dahissiho pour son absence répétée)
Les députés de la 5è législature viennent de ternir une fois encore leur image d’honneur hier au parlement. A la suite de l’altercation qui a été enregistrée le mercredi dernier en réunion de bureau entre le premier vice-président et le 2è questeur de l’Assemblée nationale, c’est le tour des deux  secrétaires parlementaires de faire leur show parlementaire.

Les travaux sur le rapport de la proposition de loi portant règles générales pour les élections en République du Bénin ont été momentanément suspendus hier à l’Assemblée nationale. La raison fondamentale est que la deuxième secrétaire parlementaire qui assistait les travaux en plénière, a disparu du palais des gouverneurs quelques minutes après une suspension de 30 minutes demandée par les députés. Ce qui n’a pas permis de poursuivre les travaux et de délibérer. Chose curieuse, la deuxième secrétaire parlementaire disparait au moment où une si importante loi était en étude. Une situation qui a mis tout le monde dans l’embarras. Mais à en croire les explications fournies par le président de l’Assemblée nationale Mathurin Nago, après avoir constaté cette absence, il se passerait des choses inimaginables au sein du parlement. Au lieu de déverser sa bile sur la 2è secrétaire parlementaire qui a bloqué les travaux, il a préféré jeter son dévolu sur le 1er secrétaire parlementaire Joachim Dahissiho, qui lui, serait absent depuis plusieurs jours du parlement. Selon des rumeurs proches de ses collègues, le 1er secrétaire parlementaire aurait été braqué à son domicile il y a quelques jours et ce serait la raison fondamentale de son absence depuis quelques jours au parlement. Le président Nago a longuement déploré cette absence répétée et a clarifié la situation en plénière. Selon le président Mathurin Nago, le 1er secrétaire parlementaire aurait fait économie de vérité puisqu’il s’agirait en quelque sorte « d’un caprice » de la part du 1er secrétaire parlementaire.

Des révélations sur l’attitude de Joachim Dahissiho

Pour le président de l’Assemblée nationale hier devant ses collègues députés en plénière, le premier secrétaire parlementaire a joué au capricieux. Il affirme qu’à l’annonce de son braquage, il a pris des dispositions pour avoir des informations sur la situation réelle du député. Ainsi, des instructions auraient été données au commandant de groupe de sécurité de l’Assemblée nationale qui a pris contact avec l’intéressé et aussi avec la brigade de gendarmerie de Fijrossè. Après les auditions, il a été malheureusement constaté que le collègue n’a pas été braqué mais plutôt qu’une moto a été volé à son domicile. Selon le président Nago, il y avait toujours chez lui des militaires et ce jour du vol il y aurait même deux gardes chez lui. A en croire le président de l’Assemblée nationale, cette situation ne justifie pas l’absence répétée du premier secrétaire parlementaire. Il fait même une révélation en disant qu’avant de partir la dernière fois, le 1er secrétaire parlementaire se serait porté vers lui pour lui dire un certains nombres de choses. Et selon ses dires, son intervention justifiait l’acte du 1er secrétaire parlementaire et ce serait pour cette raison que la 2è secrétaire parlementaire Affo Djobo a parlé de « caprice » de son collègue. Puisque, ce dernier aurait confié au commandant militaire de l’Assemblée nationale qu’il exigeait un certain nombre de choses avant de venir au parlement.

{mosgoogle} « Quand on prend des responsabilités on l’assume surtout que personne ne vous a obligé à prendre ces responsabilités, mieux c’est vous-même qui avez démarché pour avoir ces responsabilités, la dernière fois je n’ai pas voulu rentrer dans les détails » a martelé tout furieux le président Nago. Au terme de son intervention, le président Mathurin Nago, au vue des dispositions du règlement intérieur de l’institution parlementaire, a renvoyé les députés à ce jour pour la poursuite des travaux. Bien sûr en espérant que l’un des deux secrétaires parlementaires sera effectivement présent à l’hémicycle.

Ismail Kèko