La Nouvelle Tribune

Ministère de l’intérieur et de la sécurité publique: Martial Sounton manque de poigne

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 (Un autre ministre marionnette?)
Suite au limogeage de Armand Zinzindohoué, Martial Sounton est devenu ministre de l’intérieur et de la sécurité publique. Mais aux yeux de certains flics, il ne dégage aucune autorité et la crainte qu’il ne puisse être à la hauteur de sa mission grandit de jour en jour au sein des policiers. Surtout après la rencontre qu’il a eu avec ces derniers mardi passé.

Martial Sounton, ministre de l’intérieur et de la sécurité publique sera-t-il à la hauteur de la tâche qui lui est confiée depuis quelques semaines maintenant ? Cette question que se posent plusieurs agents de police semble tendre vers une réponse négative.
En effets, les flics qui ont requis l’anonymat, partent d’abord de la personnalité même du ministre. Pour les hommes en bleu, Martial Sounton avait déjà fait un séjour au ministère de l’intérieur sous son prédécesseur. Ils savent donc de quoi il retourne. S’ils reconnaissent qu’il n’y était pas dans la peau du ministre, ils sont convaincus que « le séjour du bois dans l’eau ne le transforme pas en crocodile ».  Ensuite, certains de ses nouveaux administrés pensent qu’avec son allure à la limite d’un enfant de chœur, il ne parviendrait pas à s’imposer. Ils prennent pour preuve sa démarche lors de la revue de troupes qui a précédé sa rencontre avec eux.

{mosgoogle}Des pas hésitants qui ne cadraient pas toujours avec la cadence. Apparemment, on le sent intimidé. Est-ce parce qu’il connaît lui-même ses limités ? Ou parce qu’il sait lui-même qu’il est là juste pour boucher un trou. Ce qui revient à penser qu’en dessous, les décisions seront prises par quelqu’un d’autre. Toujours est-il qu’il lui reste beaucoup de chemin à parcourir pour réellement se mettre dans la peau d’un ministre de l’intérieur. On reconnaît que son prédécesseur était un grand zélateur mais il ne manquait pas pour autant un peu de posture. Quand bien même, les références sont légions. Il gagnerait à aller à leur école. 

Georges Akpo