La Nouvelle Tribune

Crise à la mairie d’Allada: Le préfet Hessou met Yayi en difficulté

Espace membre

La situation politique devient de plus en plus délétère à la mairie d’Allada. Après la destitution du maire Lucien Houngnibo par 14 conseillers, le préfet des départements de l’Atlantique et du Littoral Jules Honorat Hessou avait voulu sauvé les meubles en réhabilitant le maire Fcbe déchu.

Surfant sur le fait que celui-ci est Fcbe, le préfet l’a simplement remis sur son fauteuil sous le prétexte que la réunion convoquée ne fait pas mention de la destitution du maire et que le maire destitué n’y avait pas pris part. Seulement en voulant coûte que coûte sauver le maire déposé, le préfet a  créé plus de mécontentements dans le camp Fcbe qu’il ne voulait. En effet, parmi les 14 conseillers qui ont organisé le coup, 9 sont des Fcbe, le parti de la mouvance présidentielle dont est issu le maire Houngnibo que le préfet veut défendre contre vents et marées. Très irrités par cette attitude, lesdits conseillers ont décidé de prendre leurs distances vis-à-vis des Fcbe  et surtout du président Boni Yayi. Très remonté contre le préfet Hessou et le ministre de la décentralisation Alassane Séidou, le deuxième adjoint au maire d’Allada Cyprien Togni affirme que « le ministre Séidou et le préfet veulent mettre Allada à feu et à sang » En effet, depuis que cette décision est prise, le développement de la commune est bloqué. Il invite le président Boni Yayi à prendre le taureau par les cornes  et à demander au préfet de revenir sur sa décision. Sinon, il va perdre 9 conseillers Fcbe qui ont décidé de ne pas se laisser enterrer politiquement par le maire Houngnibo qui veut les effacer en créant un parti dont il peut promouvoir les cadres au détriment de ces conseillers Fcbe qui l’ont porté à la tête de leurs communes.

{mosgoogle}Il dénonce la soustraction dans le camp présidentiel alors que lors de la rencontre qu’il a eue avec les membres de sa mouvance, le président Boni Yayi les a demandé de faire de l’addition et de la multiplication. Malheureusement, cette leçon n’a pas été bien perçue par le ministre de la décentralisation Alassane Séidou et le préfet Honorat Hessou. Et c’est Yayi qui va en récolter hélas les conséquences.

Marcel Zoumènou