La Nouvelle Tribune

Lettre ouverte au président de l'assemblée nationale

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MIGAN Lucien                  
Cotonou, le 04 août 2010
Entrepreneur demeurant à Dèkoungbé
03 BP 1849 Tél. : 9744 54 19
Cotonou
A Monsieur le président de l’Assemblée nationale
Porto-Novo.
Objet : Dénonciation de l’augmentation de la caution à l’élection présidentielle.

Monsieur le Président,
J’ai l’honneur de porter à votre connaissance ce qui suit:
Plusieurs journaux .de la place, notamment la Nouvelle Tribune du ler août 2010, font état de ce que,au cours des travaux en commission, plusieurs propositions de montant de caution pour les candidats à la présidentielle ont été faites, allant de 15 à 500 millions de francs CFA. Une telle information ne saurait laisser indifférent le citoyen soucieux de la bonne gouvernance et d’une démocratie sans exclusion que je suis.
A l’heure actuelle, deux formes de luttes préoccupent au premier chef les autorités centrales notre pays. Il s’agit de la lutte contre la corruption et la pauvreté au Bénin.
En initiant un projet de loi visant à augmenter la caution sans raison valable sauf à exclure des citoyens de l’exercice de leurs droits civiques et politiques, certains membres de votre institution n’ont pas conscience qu’ils continuent de se mettre en porte à faux avec les efforts déployés au sommet de l’Etat pour endiguer les fléaux susvisés.
En effet, il n’est l’ombre d’aucun doute que relever la caution à l’élection présidentielle, équivaudrait à :
1. Encourager et cautionner les réseaux qui ont pillé notre économie à prendre le pays en otage au détriment de la corruption et autres malversations en barrant le chemin du pouvoir
aux citoyens honnêtes qui nourrissent des ambitions nobles;
2. Fragiliser davantage la démocratie béninoise qui demeure encore balbutiante en raison de l’importance accordée à l’argent et à la corruption électorale;
{mosgoogle}3. Réduire notre système démocratique uniquement à un gouvernement des riches.
Au lendemain de la célébration des cinquante ans de l’indépendance de notre pays, une telle tendance comporte des risques énormes d’exclusion et de déraillement. C’est pourquoi je voudrais en appeler très respectueusement à votre sens de responsabilité pour endiguer la nouvelle dérive dans laquelle certains Députés s’apprêtent à entraîner la démocratie béninoise.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression des mes meilleurs sentiments.