La Nouvelle Tribune

Rentrée parlementaire du 23 mai prochain

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Les dossiers qui troublent le sommeil de Nago
Au cours de la session parlementaire qui s’ouvre le 23 mai prochain, le président Mathurin Nago aura à présenter son rapport d’activités. Si on se souvient de certains engagements qu’il a pris et qui n’ont malheureusement pas connu d’aboutissement, on se demande à quelle sauce ce rapport sera mangé.
{mosimage}Après de longues vacances, les honorables députés reprennent le chemin de l’hémicycle le 23 mai prochain. Cette véritable première session de l’année 2008, sera l’occasion pour le président de l’Assemblée Nationale de présenter son rapport d’activités de la session budgétaire. Or, il y a des questions sur lesquelles il avait promis faire diligence et qui n’ont pu être réaliser. Il s’agit par exemple de la désignation des représentants de l’Assemblée Nationale à la Haute Cour de justice. Ce dossier reste entier. L’autre dossier concerne la désignation des députés béninois qui doivent siéger dans les parlements régionaux. Malgré l’engagement du président Nago à faire aboutir ce dossier pendant la session précédente, rien n’a été fait. Aujourd’hui, à l’heure de la présentation du bilan, on se demande quelle explication, quelle justification le patron du palais des gouverneurs va-t-il fournir à ses collègues. Il est possible que des arguments ne manquent pas. Mais trouveront-ils d’échos favorables de la part des députés de la cinquième mandature ? Il existe un troisième sujet qui est déjà objet à polémique depuis quelques semaines. C’est la désignation des personnes devant faire partie de la prochaine Cour Constitutionnelle qui va naître en Juin 2008. Dans le rang des députés, le remous fait rage. D’aucuns contestent les conditions dans lesquelles cette désignation a été effectuée pendant que d’autres soutiennent sa légalité. Qu’en sera-t-il lors de l’adoption du rapport ? En attendant, le président Mathurin Nago doit peaufiner sa stratégie et trouver les mots justes pour convaincre ses collègues afin que son rapport passe comme une lettre à la poste.

Benoît Mètonou