La Nouvelle Tribune

Les ratés d’un agenda improvisé

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Depuis 72 heures, le Secrétaire général des Nations-Unies séjourne au Bénin. Plusieurs activités inscrites dans son agenda ont été annulées

Selon les services de communication du système des Nations-Unies au Bénin, Ban Ki Moon devrait être reçu par les députés au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Il était également prévu que l’ancien ministre sud-coréen des affaires étrangères tienne une séance de travail avec les membres des institutions de la République en présence du Chef de l’Etat. Une rencontre avec la presse nationale et internationale était aussi au programme. Mais que constate-t-on à la fin ? D’abord, la descente du successeur de Koffi Anan à l’Hémicycle, selon le Ministre des affaires étrangères Jean-Marie Ehouzou, n’aura pas lieu. La rencontre avec les membres des institutions n’est toujours pas réalité, alors même que sa conférence avec la presse nationale et internationale a été reportée à ce dernier jour de la visite du secrétaire général des Nations-unies. Il faut noter qu’initialement prévue pour 15 heures au ministère des affaires étrangères, cette conférence a été déplacée à la présidence de la république pour 17 heures. Alors que les journalistes étaient installés, dans l’attente du conférencier annoncé, il leur sera notifié le report de la rencontre ainsi que le changement du lieu. En effet, c’est à l’aéroport international Bernardin Cardinal Gantin de Cotonou que les journalistes pourraient aller à la rencontre de  Ban Ki Moon.

{mosgoogle}On note par contre qu’alors qu’il n’était prévu dans son agenda qu’il s’entretînt avec la classe politique, en tout cas sous la forme où ça s’est passée, Ban Ki Moon a pu écouter les préoccupations des différents camps opposés du landerneau politique béninois. Au vu de tous ces dérèglements, on se demande bien ce qui a pu autant désorganiser l’agenda du premier fonctionnaire de l’Onu,  qui fonctionne pourtant à la seconde près. En attendant que des explications proviennent des circuits officiels, on ne peut s’empêcher de penser que la rumeur de menace de boycott de son message aux parlementaires a pu motiver l’annulation de cette activité. 

B.M.