La Nouvelle Tribune

Le plan de Yayi pour destituer le maire Bahou Michel

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L’entourage du chef de l’Etat et notamment des conseillers Fcbe continue de lorgner le fauteuil du maire d’Akpro-Missérété Michel Bahou élu sur la liste du Parti du renouveau démocratique (Prd) lors des dernières élections communales.

En effet, malgré la reprise des élections dans cette commune, le chef de l’Etat n’a pas pu contrôler cette marie puisque les deux conseillers dont il a bénéficié n’ont pas suffi pour déposer le maire Prd. En dehors de cette trouvaille qui n’a pas porté ses fruits, cette fois-ci, l’entourage du chef de l’Etat aurait tout fait pour arracher discrètement un conseiller du Prd aux fins de contrôler le conseil communal d’Akpro-Missérété. La preuve a été palpable la semaine passée au cours de la dernière session convoquée pour autoriser le maire Michel Bahou à entreprendre un voyage sur la France. En effet, le conseiller Prd s’est allié aux conseillers Fcbe pour voter contre le projet de voyage du maire Bahou sur la France et précisément dans l’agglomération de Montpelier dans la commune de Clapiers, un partenaire de la commune d’Akpro-Missérété. Selon les informations proches de ce conseil communal, une dizaine de bus cédés à valeur marchande à la commune de d’Akpro-Missérété attendent les dernières conclusions d’accord pour être convoyés vers le Bénin. A un coût de vente estimé à plus de 600 millions, le partenaire ne réclame que 75 millions environs à la commune pour liquider ces bus de transport. Malheureusement, les conseillers se sont opposés au déplacement du maire Michel Bahou pour des raisons purement politiques. La même source informe que le préfet des départements de l’Ouémé et du Plateau François Houéssou  aurait pris déjà des dispositions pour réinstaller tout le conseil communal puisque, suite à la reprise des élections dans cette localité, les deux nouveaux conseillers Fcbe élus n’ont pas encore été installés . Selon les propos du maire Michel Bahou, le préfet aurait  décidé de descendre manu militari dans la commune le mardi prochain pour procéder carrément à une nouvelle installation alors que les nouveaux conseillers élus doivent être intégrés à la faveur d’un acte administratif.

{mosgoogle} Les mêmes sources municipales indiquent qu’un arrêté N° 1-153 du 14 Avril 2010 portant recomposition du conseil communal d’Akrpo-Missérété aurait été pris pour abroger par un autre arrêté N°1-176. Ce que le maire Bahou qualifie  de «vices de forme ».  On apprend aux dernières nouvelles que le  maire a déféré les différents arrêtés devant la chambre administrative de la Cour Suprême pour un contrôle juridique.

Ismail Kèko