La Nouvelle Tribune

Houngbédji passe à l’offensive

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Le candidat de l’Union fait la nation, Me Adrien Houngbédji, est passé à l’offensive dans sa stratégie de conquête du pouvoir en 2011. Ses dernières prises de contacts avec les têtes couronnées et les hommes des médias sans oublier sa tournée dans l’Ouémé démarrée hier par la commune d’Adjarra le démontrent à plus d’un titre.

« Qui va loin, ménage sa monture ». Me Adrien Houngbédji, une fois désigné candidat de l’Union fait la nation à la prochaine élection présidentielle, a apparemment fait de cet adage une vérité à mettre vivement en application. Automatiquement, il a pris les taureaux par les cornes en tissant de très bonnes relations avec les cercles qui incontestablement sont des zones d’influences sur la société, donc sur l’électorat. Samedi dernier, Me Adrien Houngbédji, Kolawolé Idji, le député Epiphane Quenum de la Renaissance, le secrétaire général du Parti du renouveau démocratique (Prd), Moukaram Badarou, Bruno Amoussou et d’autres caciques de l’Union fait la nation ont rencontré les têtes couronnées du pays au palais des congrès à Cotonou. Ici, le développement de la nation et les questions brûlantes de l’actualité politique nationale étaient au cœur des débats. Me Houngbédji a démontré comment il entend mettre ce pays sur les rails, une fois élu président de la République en 2011. Mais, au-delà d’une simple rencontre, il faut comprendre sa démarche. Malgré l’évolution du monde, les garants de la tradition continuent d’avoir une certaine influence sur la société. Au Bénin particulièrement, ils sont au cœur des tractations politiques. Ce n’est pas pour rien que les acteurs politiques à divers niveaux se combattent pour avoir leurs bénédictions. Pour preuve, le président Boni Yayi n’a jamais cessé de lutter pour avoir leur sympathie. Me Houngbédji comprend lui aussi qu’il faut discuter ce terrain avec le régime en place. C’est de bonnes guerres.
En dehors des têtes couronnées, le candidat de l’Union fait la nation veut sympathiser avec les hommes des médias. Après avoir parcouru les chaînes de télévision, il a reçu à son domicile à Porto-Novo les patrons de presse. Pour la circonstance, il était entouré de son staff. Tout s’est passé dans une ambiance de convivialité. « La presse est le premier pouvoir… », a-t-il déclaré sans ambages. Cela se comprend le plus aisément possible. Homme politique d’expérience et après plusieurs échecs aux élections présidentielles, il connaît la force de frappe de la presse en communication politique. Dans tous les pays du monde, les médias jouent toujours un grand rôle dans la communication des masses en faveur ou défaveur d’un groupe politique donné. Par exemple en 2006, la  presse béninoise a pris une part active dans l’élection du président Boni Yayi à la magistrature suprême. Alors, Me Houngbédji entend avoir le soutien des médias dans la diffusion de sa vision politique sans les instrumentaliser.

{mosgoogle}Par cette stratégie, il pourra mieux toucher une grande partie du peuple béninois. Ces prises de contact montrent que le joker de l’Union fait la nation est dans la logique de bouleverser les données dans les secteurs où le pouvoir en place a ses racines. C’est dire que le chef de l’Etat ne sera plus le seul maître à bord dans le bateau. Même sur le terrain politique, il sera marqué à la culotte. Pour preuve, Me Houngbédji a entamé une tournée depuis hier dans l’Ouémé par la commune d’Adjarra où il a été reçu en liesse dans toutes les localités parcourues. Au fur et à mesure que l’on approche les élections de 2011, chaque camp développe ses moyens de lutte.

Jules Yaovi Maoussi