La Nouvelle Tribune

Houngbédji, porte-flambeau de l'UN

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Vendredi 9 Avril 2010, Fifadji un quartier populeux et ordinaire de la ville de Cotonou est sous les feux de la rampe. C’est là  que se trouve le Quartier Général ( Qg) du l’Union fait la Nation où a été désigné le candidat unique de cette union. De 17 h à 7h du samedi matin, militants, femmes, conducteurs de Zémidjan et des curieux ont bravé soleil, ennui,  famine, soif, pluie et fraîcheur pour connaître le nom de la porte-étendard de l’Union fait la Nation.

En Afrique, la pluie annonce la saison de l’abondance et du bonheur. Celle qui s’est abattue sur la ville de Cotonou le vendredi 9 Avril  et qui a éclaté aux environs de 3h du matin, au moment où la conférence des présidents de l’Un a délibéré sur le nom de son représentant pour l’élections présidentielle de 2011 annonce certainement une bonne augure au candidat unique. « Dieu a béni le choix », lance un curieux juste après la pluie. Le 12 mars 2008, jour où cette union a fait sa première sortie au Palais des sports du stade de Kouhounou, une averse avait déjà accueilli la déclaration politique. Pourtant ce vendredi, à 17h au moment où ce conclave doit commencer, le temps était beau. Les derniers rayons du soleil frappaient de pleins fouets la rue qui conduit au siège de l’Union. De 16h jusqu’à 18h, c’est le ballet des arrivées. Les conducteurs de Zémidjan, un peu pour donner à la cérémonie sa solennité, ont fait deux haies pour accueillir les personnalités politiques. Successivement, on note l’arrivée des honorables Raphaël Akotègnon, Antoine Kolawolé Idji, Jude Lodjou, Lazare Séhouéto, Séfou Fagbohoun, Emmanuel Golou, Bruno Amoussou tous ovationnés par les conducteurs de Zémidjan et les femmes qui animaient à l’entrée principale de l’immeuble. Quelques temps après, Me Adrien Houngbédji arriva, flanqué de son directeur de cabinet Joél Aivo, tous deux vêtus de blanc. Ovationné avec une frénésie particulière, il s’offre un bain de foule avant d’entrer dans la salle de réunion. Quelques temps après, le véhicule 4*4 qui amènait le couple Soglo-le président Nicéphore Soglo et son épouse Rosine Soglo- s’immobilisa devant la bâtisse. Les femmes et les militants ceinturaient le véhicule et scandaient des slogans à l’endroit du couple présidentiel. Rosine Soglo descendit lentement, aidée par un homme. Quant à Nicéphore, il est descendu de lui-même, marchant majestueusement dans son boubou blanc tacheté de fleur, sous les slogans « Soglo hoyé ». Quelques mètres plus loin, l’animation des femmes annoncait l’arrivée d’une délégation. De loin, on aperçevait Léhady Soglo, de sa grande taille. Il abhorrait une chemise blanche rayée avec une cravate bleue et marchait au sein d’une foule de militants et de fans et agitait des deux mains pour saluer la population. Contrairement aux autres, il est venu à pied depuis la voix pavée pour prendre un bain de foule plus impressionnant, pour faire son show habituel. Evidemment, sur des pancartes agitées par des femmes qui l’accompagnaient, on lisait déjà : « Léhady Soglo, candidat unique de l’Union fait la Nation ». La réunion commenca un peu avant 19h après l’arrivée des derniers dont Séverin Adjovi. Mais le conclave qu’on croyait durer quelques minutes, quelques heures, dura toute la nuit.  Les militants et la foule anonyme de Zémidjan attendaient toujours, les yeux rivés vers le haut de l’immeuble, un peu comme des élèves attendant les résultats de cet important conclave. La faim, la fatigue, la soif, l’ennui et même la pluie n’ont pas pu émousser l’ardeur de ces gens déterminés à connaître le nom du candidat unique. « Pardonnez, ne nous décevez pas, vous êtes notre dernier espoir », lancent-t-ils en chœur à chaque leader ou personnalité politique qui tente de fendre en deux leur foule compacte pour sortir.  Puis la nouvelle tomba: Adrien Houngbédji Candidat unique de l'union fait la nation...

M. Z.