La Nouvelle Tribune

Tension à Toffo

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La réplique d’Alabi Gbègan au maire Ago Sohou

Le conseiller-Fcbe à la mairie de Toffo, Antoine Alabi Gbègan, entouré des siens, a donné hier une conférence de presse au Codiam à Cotonou pour répondre au maire Saturnin Ago Sohou, suite aux événements malheureux survenus dans sa localité.

L’ancien ministre de l’Intérieur, Antoine Alabi Gbègan, n’est pas allé du dos de la cuillère, ce jeudi à Cotonou, pour  vilipender le maire de Toffo, Saturnin Ago Sohou, qu’il accuse d’être à la base des dernières échauffourées dans sa commune. Il est remonté un peu dans l’histoire pour se justifier. Selon ses déclarations, le 07 février dernier, M. Ago  Sohou a été empêché par les populations dans sa volonté de reprendre les élections dans le village d’Agbozounkpa. De même, le conférencier a ajouté qu’il voulait installer l’un de ses militants Force-clé à la tête du village d’Agaga, alors que le quorum n’est pas atteint. « Nous avons maintes fois signifié au maire qu’une reprise d’élection ne peut se faire sans qu’elle soit ordonnée par la Cour suprême après une plainte fondée, car c’est la seule institution qui est chargée de régler les contentieux en matière d’élections communales et municipales », a-t-il fait savoir, avant de préciser que c’est au niveau du seul village d’Agaga qu’il y a eu problème. C’est dans ce village qu’il y a sept conseillers dont trois pour les Fcbe, deux pour chacune des listes G13 et Force-clé, à en croire M. Gbègan. Mais, selon ses propos, le quorum pour procéder à l’installation du chef village d’Agaga n’a pas été atteint,  les trois conseillers Fcbe ayant claqué la porte, parce qu’il y a eu une procuration non notariée. Curieusement, selon le conférencier, le maire de Toffo, subordonne l’élection du chef de village d’Agaga à la reprise du scrutin à Agbozounkpa, malgré les injonctions du préfet. Face à la résistance des populations, il a souligné que M. Ago Sohou a recruté une vingtaine de mercenaires pour en découdre avec ses administrés. « Les bandits mercenaires gorilles non identifiables, car habillés en cagoules noires ne laissant apparaître que deux petites ouvertures pour les yeux, firent leur entrée dans la cour de l’arrondissement à 13 heures avec le maire… », a déclaré Antoine Alabi Gbègan.

{mosgoogle}C’est ainsi que les échauffourées ont commencé. Il a alors accusé le maire de Toffo d’être à la base de la tension du 23 octobre dernier dans sa localité. L’ancien ministre de l’Intérieur a souhaité que les autorités à divers niveaux interpellent le mis en cause pour qu’il réponde de ses actes devant la loi. Pour lui, les textes de la République doivent être respectés.

Jules Yaovi Maoussi