La Nouvelle Tribune

Dégradation du climat politique

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Me Alao tire la sonnette d’alarme

Assisté de Me de Souza, le président du Gerddes Afrique, Me Sadikou Alao a dénoncé la tension politique  qui règne actuellement au Bénin, la campagne précoce et le silence coupable des institutions de la République.

Une fois encore, Me Sadikou Alao, président du Groupe de recherche sur la démocratie et le développement économique et social en Afrique (Gerddes-Afrique) est monté au créneau pour attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur le sort que les politiciens sont en train de réserver à la démocratie béninoise. Si on y prend garde, prévient-il, ces derniers vont conduire le pays dan le décor. Les raisons d’une telle inquiétude résident d’une part dans le silence des institutions de contre-pouvoir au sujet de la campagne électorale précoce à laquelle s’adonnent depuis plusieurs mois les politiciens tant de la mouvance que de l’opposition, et d’autre part à l’attitude incompréhensible de certains préfets. Le Gerddes ne comprend guère que face à aux multiples manifestations électorales que mènent les acteurs politiques alors même que, ce n’est pas le moment, la Cour constitutionnelle reste muette et pourtant rappelle-t-il, il existe une jurisprudence en la matière puisque par le passé, une certaine Cour est déjà intervenue pour réglémentée une telle chose. Le silence des institutions est d’autant plus inquiétant que des escalades verbales, on pourrait déboucher sur des affrontements.

{mosgoogle}En ce qui concerne les décisions partisanes des préfets, il estime que cela donne l’impression qu’il sont au service d’un parti alors qu’ils devraient être au service de l’Etat. Il a aussi abordé la situation du maire de Dangbo, Clément Gnonlonfoun qui est demeuré embastillé. Il a invité pour finir les politiciens à un ressaisissement afin que la paix soit préservée au Bénin.

Benoît Mètonou