La Nouvelle Tribune

Retour de la Sonacop dans le giron de l’Etat

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{mosimage}Fagbohoun n’a pas encore dit son dernier mot

La bataille juridique autour de la Sonacop est loin d’être terminée. Séfou Fagbohoun est décidé à  aller jusqu’au bout, malgré le décret présidentiel, pour avoir fait appel du jugement du 14 janvier dernier.

Le président directeur général de la Continentale des pétroles et investissements (Cpi), Séfou Fagbohoun, n’a pas encore dit son dernier mot dans le différend qui l’oppose à l’Etat dans l’affaire Sonacop (Société nationale de commercialisation des produits pétroliers). Suite à la décision du tribunal de première instance de Cotonou rendue, le 14 janvier 2008, annulant la convention de cession de la Sonacop par l’Etat à la Cpi,  il résiste au gouvernement et fait appel, en février 2008. A cet effet, à en croire des sources proches de la Cpi, plusieurs audiences programmées ont été reportées. Dans la foulée, le gouvernement a pris, le 22 juillet dernier, le décret réintégrant définitivement ladite société dans le patrimoine de l’Etat.

Que va-t-il se passer dans ces conditions ? Dans l’entourage de Séfou Fagbohoun, on se demande s’il est possible de prendre un tel décret, alors que l’affaire est encore pendante devant la justice. Si en appel, la Cour annulait la décision rendue en première instance, que ferait le gouvernement, continue-t-on  de s’interroger.  Pourquoi le pouvoir en place s’empresse-t-il d’arracher la Sonacop à Séfou Fagbohoun ? Le chef de l’Etat est-il une fois encore mal conseillé ? Ce sont là des questions que l’on se pose du côté de la Cpi au lendemain de la prise dudit décret.
D’une manière ou d’une autre, et au regard de ce qui précède, on est tenté de dire que  cette affaire est loin d’être terminée. On risque alors d’assister, les jours et les mois à venir, à  une autre bataille juridique autour de ce dossier qui risque de devenir un feuilleton politico-juridique.

{mosgoogle} L’Etat béninois trouvera sans aucun doute des arguments pour justifier sa position. De leur côté, les avocats de la Cpi ne resteront pas sans réactions. La bataille de la Sonacop demeure entière et s’en va être, probablement,  un objet de marchandage politique dans la perspective des échéances de 2011.

Jules Yaovi Maoussi