La Nouvelle Tribune

Renforcement des capacités des cadres politiques

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Vers de meilleures pratiques démocratiques

Pendant trois jours durant, les cadres des partis politiques représentés  à l’Assemblée nationale ont suivi une formation de renforcement de capacités initiée par l’Institut pour la gouvernance et le Développement (Igd) basé au Burkina Faso que dirige le Professeur Loada. Quatre modules ont meublés l’atelier de formation qui a pour cadre le Centre international de conférence de Cotonou.

Elever le niveau de connaissance et de culture politique des cadres des partis politiques, offrir aux partis politiques des outils efficaces et innovants en matière organisationnelle, leur inculquer les rudiments de la gouvernance démocratique. Ce sont-là quelques uns des objectifs que vise la formation des cadres de partis politiques qui s’est tenu du 3 au 5 novembre 2009 sur initiative de l’institut pour la gouvernance et le développement (Igd). A ce rendez-vous du donner et du recevoir,  sur sept modules prévus, seulement quatre ont pu être exposés pour servir de canevas  aux réflexions. Ainsi, les cadres des partis présents à cette formation, ont reçu des connaissances supplémentaires sur « les fonctions des partis politiques », « le management des partis politiques », « la communication interne et externe des partis politiques » et « la communication électorale ». Des thèmes qui, selon les participants, ont comblé leurs attentes et démystifié beaucoup de concepts jusque-là demeurés dogmatiques pour eux au sein de leurs formations politiques respectives.

{mosgoogle}Sur la vingtaine de partis invités, dix-sept ont répondu à l’appel. Ce qui de l’avis des organisateurs est un point positif. Il faut signaler que c’est sous la direction d’une équipe de trois facilitateurs dont Joël Atayi-Guèdègbé, Consultant en gouvernance et communication, Théodule Nouatchin, Juriste-enseignant à l’Université et Alain Kizito, Politologue et expert en communication, que les travaux ses sont déroulés. 

Quelques impressions


Mme Carine Gbaguidi, membre de l’Union pour la Relève (Upr)
«Après trois jours de travaux, le bilan est essentiellement positif sur deux points. Le premier, c’est le contenu de la formation. Nous avons parcouru tous les sujets auxquels on peut être confrontés que ce soit en période électorale comme en période non électorale. La formation était assez intéressante dans la mesure où on a mélangé théorie et cas pratique. Le deuxième point intéressant est que cela nous a permis de nous rencontrer. Quelques soient nos couleurs politiques, on a laissé nos manteaux coloriés à la porte et à l’intérieur de l’atelier, on est tous des politiques et non des politiciens. C’est clair que le comportement à l’intérieur et à l’extérieur du parti après une telle formation va changer. Mais cela prendra du temps. Nous en sommes tous conscients. Mais nous allons répercuter nos acquis à tous les nivaux du parti pour que nous allions vers une meilleur gestion de nos formations politiques».

M. Sylvain Séwa,  membre C be
«Il faut retenir que nous avons été entretenus sur les conflits tant internes qu’externes qui minent nos partis, comment y remédier ou les éviter. La guerre de leadership, la manière cavalière de gérer du président qui croit que le parti est une propriété privée. Or, c’est de là que l’exercice de la démocratie doit commencer. L’apprentissage doit se faire à ce niveau pour qu’au niveau de l’Etat, cela puisse être aisé. Nous avons apprécié les modules proposés et nous souhaiterions que de tels rendez-vous soient régulièrement renouvelés».

Benoît Mètonou