La Nouvelle Tribune

Emission zone franche de canal 3

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Les propositions de  Me Joseph Djogbénou sur la reforme de la Cena
L’émission zone franche qu’animent les confrères de la chaîne de télévision canal 3  les dimanches a reçu hier Me Joseph Djogbénou qui, soixante minutes durant est intervenu au sujet de certains aspects dans l’organisation des élections au Bénin.

Il s’est particulièrement prononcé sur la reforme de la commission électorale nationale autonome (Cena). « Nous avons tous entendu le chef de l’Etat promettre la reforme du système électorale. Je pense que cette reforme n’ira pas dans le sens de retour de l’organisation des élections au ministère de l’intérieur »a-t-il déclaré. Pour Me Djogbénou, cette reforme que promet le président Boni Yayi doit s’inscrire dans l’optique de professionnaliser la cena. Une cena  technique légère et permanente. A en croire l’invité de ce dimanche, les observateurs internationaux de la Cedeao, de l’Oif et autres viennent à travers leurs conclusions des élections communales, municipales et locales du 20 avril dernier, de donner au gouvernement, aux différentes institutions et à tout le peuple béninois la leçon, qu’il faut une Cena permanente. Et pour que cette permanence puisse satisfaire les attentes du peuple béninois, il faut une direction exécutive qui sera composée de statisticiens spécialistes des élections. Aussi, faudra t-il la mise en place d’un conseil d’administration dans lequel on pourrait avoir une représentation d’hommes politiques. Il s’agira d’un organe consultatif. Il sera également nécessaire de confirmer  l’autonomie de la Cena. Et parlant de  l’autonomie de la Cena, Me Joseph Djogbénou démontre qu’il est question d’un double pouvoir. L’autonomie de gestion et l’autonomie financière. A propos de la dernière, il confie qu’il serait indispensable d’élaborer un règlement financier de la Cena. Dans ses propos, l’invité du jour est aussi revenu sur la protection des membres de la Cena. Il estime que ces derniers doivent bénéficier d’une certaine immunité. Toutefois, il précise que cela n’est pas relatif à l’impunité ou au non contrôle de la gestion de l’organe par le gouvernement. C’est à la fin de l’organisation que ces membres pourront répondre des fautes qu’ils auraient commises. 

Blaise Ahouansè