La Nouvelle Tribune

Commune de Sèmè-Podji

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Le Prd et les indépendants s’unissent contre les cauris

L’union des jeunes Prd-Alléluia pour l’épanouissement de l’arrondissement d’Ekpè dans la commune de Sèmè-Podji a été portée sur les fonds baptismaux samedi dernier au collège d’enseignement général de la localité. C’était en présence de plusieurs responsables politiques proches de l’opposition.

Le Parti du renouveau démocratique (Prd) et les indépendants de la liste Alléluia ont enfin décidé de se mettre ensemble pour barrer la route aux Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) en 2011. Le député du Prd, Timothée Gbèdiga, l’ancien chef d’arrondissement, Charlemagne Hounfo, le leader de la liste Alléluia, Jonas Gbènamèto, et la plupart des caciques des forces opposées aux cauris étaient tous de la partie. Le président du comité d’organisation, Bissiriou Hounkpè, a déclaré que c’est un nouveau départ pour la jeunesse de l’arrondissement d’Ekpè, en particulier, et celle de Sèmè-Podji, en général. Selon ses propos, aux dernières élections communales, municipales et locales et après toutes  les tractations, les jeunes ont apprécié à sa juste valeur l’union qui a régné au sein des élus Prd, Alléluia et Gisp. « Les amis d’en face ont tenté à coup de centaines de mille, de millions de nos francs, d’acheter la conscience de nos élus…Vous ne vous êtes pas laissés acheter. Et, c’est justement ce que nous voudrions célébrer à travers l’organisation de la présente journée », a fait savoir, Bissiriou Hounkpè. Ce dernier a invité les militants du Prd et d’Alléluia à se mobiliser pour dire halte à la politique de division, à la politique du ventre. « Bientôt, le temps du Changement tant prôné à la lèvre, le règne de la tyrannie, de la dictature à outrance, le temps des violations flagrantes des lois de la République, la prise tous azimuts des ordonnances, le temps de la gestion clanique du pouvoir…sont révolus et conjugués au passé », a-t-il précisé, d’ajouter ceci : « Alors, mettons-nous donc au travail pour faire asseoir une politique d’Etat de droit saine, débarrassée de la démagogie à travers les hommes, les structures et l’idéologie qui les sous-tendent ».

{mosgoogle}Du député Gbèdiga en passant par Charlemagne et consorts, il y a eu des tirs croisés contre le chef de l’Etat. Ils ont même soutenu que le président Boni Yayi n’incarne pas le Changement, car il a imposé un homme populaire à la tête de la mairie de Sèmè-Podji. Pour conclure, ils ont pris l’engagement de faire échec aux cauris en 2011.

Jules Yaovi Maoussi