La Nouvelle Tribune

Protestation contre l’incarcération du maire de Dangbo

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Absence remarquable des leaders du G13 aux côtés de Fikara

Le regroupement politique dénommé «G13» serait-il réellement en lambeaux? C’est la question que beaucoup d’observateurs se posent au vu de certains dysfonctionnements observés au sein de ce regroupement.

La preuve en est par exemple le cas de l’incarcération du maire de Dangbo Clément Gnonlonfoun élu sur la liste du G13. Curieusement, depuis qu’il est confronté à des démêlés judiciaires, ce dernier n’a obtenu presqu’aucun soutien de la part de ses alliés politiques. La seule personnalité du G13 qui se montre remarquablement à ses côtés est le député Sacca Fikara, premier questeur à l’Assemblée nationale et originaire de Dangbo. Apparemment, il semble qu’il est délaissé par ses alliés politiques du G13 qui n’ont réellement rien fait pour venir à son soutien. Le député et le maire incarcéré n’ont eu pour le moment que l’assistance politique des leaders du G4 et de Force Clé. Ils se battent bec et ongles à travers des multiples réunions et des marches pour faire libérer le maire Clément Gnonlonfoun. Les rapports entre le député Sacca Fikara et ses anciens alliés politiques du G13 semblent, dès lors,  s’effriter progressivement au profit de l’alliance G4 et Force Clé. Un membre influent de ce regroupement politique n’a-t-il pas lâché que le G13 aujourd’hui était «un regroupement d’opinion». D’autres faits visibles le confirment depuis peu sur le terrain. Notamment le cas du président du G13, qui semble aujourd’hui être de plus en plus seul puisque, à écouter son entourage immédiat, il aurait désormais un penchant affiché pour la candidature du président de la Boad Abdoulaye Bio Tchané. Celui-ci semble avoir dû se démarquer assez tôt de ses anciens alliés qui ne se sont pas montrés trop favorables à son choix.
En ce qui concerne le coordonnateur du G13, le député Bako Arifari, on le soupçonne d’être l’objet de pressions de toutes sortes, afin d’être  nommé au gouvernement. D’aucuns affirment même qu’il aurait  déjà donné son accord tacite au chef de l’Etat. Quant au député Léon Ahossi Comlan de l’Undp, membre du G13, il pencherait beaucoup plus pour une formation politique très influente au sud et au centre du pays. Les informations recueillies précisent qu’il irait même aux prochaines élections législatives sur la liste de cette formation politique de l’opposition.

{mosgoogle}A part ceux qui sont restés, d’autres cas relatifs aux leaders du G13, et qui sont sur le point de départ, existent. C’est dire que véritablement il y a un malaise au sein du G13. La situation de la détention du maire de Dangbo n’est qu’un maillon faible de ce risque d’implosion  qui ronge aujourd’hui les leaders du G13. Il s’avère de plus en plus, que ce regroupement politique serait en passe de voler en éclats, si l’on n’y prend garde. Là-dessus, on s’interroge sur l’existence et l’avenir du groupe  parlementaire dénommé «G13» à l’Assemblée nationale. La session ordinaire qui s’ouvre ce jour au parlement nous permettra de nous édifier dans les prochains jours sur cette situation de crise au sein du G13. 

Ismail Kèko