La Nouvelle Tribune

Incarcération du maire de Dangbo

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Topanou dément l’implication  du gouvernement

A la faveur d’un point de presse hier, le ministre Victor Topanou, porte-parole du gouvernement a apporté des éclaircissements aux sujets de certaines actualités qui défraient actuellement la chronique. L’interjection d’appel du procureur de la République au sujet du relâchement du maire de Dangbo, le retrait de la candidature de Nouréni Tidjani Serpos au poste du directeur général de l’Unesco et la réintégration du ministre Noudégbessi dans le gouvernement ont été les grands axes d’intervention du ministre. Le gouvernement n’est pas impliqué dans le maintien en détention du maire de Dangbo, Clément Gnonlonfoun. C’est essentiellement ce à quoi il faut s’en tenir dans ce dossier. Pour Victor Topanou, ministre porte-parole du gouvernement, l’affaire du maire de Dangbo, n’est pas une affaire d’Etat. Bien qu’étant le supérieur hiérarchique du procureur de la République et du parquet général, c’est en toute liberté qu’ils ont fait le travail qui est leur. Selon le compte rendu à lui fait, explique le ministre, le point de base de l’interjection de l’appel tient la route. En effet, développe-t-il, dans le même temps que le juge s’est déclaré incompétent pour connaître de l’affaire, il lève le mandat de dépôt du maire. Ce qui est contradictoire. Ce n’est donc pas sur ses instructions que le procureur de la République et le parquet général ont agit.

Le second point sur lequel est intervenu Victor Topanou est le retrait de la candidature de Nouréni Tidjani Serpos de la course à la direction générale de l’Unesco. Des explications de ce dernier, il ressort que le retrait est intervenu suite au score de deux voix obtenues par le candidat béninois. Car, cela n’augurait pas d’un succès au finish. En ce qui concerne les 250 millions F Cfa que n’auraient pas reçus le candidat, le ministre a fait savoir qu’il n’a jamais été dit que cette somme devrait être remise sur le compte de l’intéressé. Ladite somme a été mise à la disposition du ministre des affaires étrangères pour faciliter la campagne. Il a ajouté que ceci est une pratique courante. Par conséquent, il n’est pas juste de dire que la somme n’est pas allée au candidat. Mieux, malgré le retard dans l’annonce de la candidature béninoise, le gouvernement s’est plié en quatre pour apporter son appui à Nouréni Tidjani Serpos.
La réintégration du ministre François Noudégbessi était également à l’ordre du jour. A ce niveau, Victor Topanou assure que le gouvernement est resté dans sa logique du 10 juillet lorsqu’il décidait de suspendre provisoirement l’intéressé afin que la commission Pognon puisse clarifier les choses à son sujet. N’ayant pas été épinglé dans le rapport de ladite commission, il était logique de le réintégrer. Cela, a-t-il martelé, n’empêche pas la justice d’écouter le ministre Noudégbessi quand cela s’avèrerait nécessaire.

La  polémique suscitée par le projet de nomination de Simon Idohou au poste de représentant permanent du Bénin aux Nations-Unies s’est invitée dans les débats. Pour toute réponse, l’orateur a déclaré que jusqu’à ce jour un acte du gouvernement ne prouve cette information que les médias ont abondamment relayée et sur laquelle des syndicalistes sont intervenus. Autrement, c’est une affaire dont il n’a pas connaissance et dans laquelle le gouvernement ne se reconnaît guère.

{mosgoogle}Le ministre a été également interpellé sur l’inondation causée par la crue du fleuve Mono dans les communes d’Athiémé et Grand-Popo. A la question de savoir s’il ne fallait pas aller au-delà des aides pour mener des études en  vue de la canalisation de l’eau à des fins plus rentables, le porte-parole du gouvernement estime que la chose n’est pas impossible. Cependant, reconnaît-il, il n’est pas encore du ressort de l’homme de maîtriser toutes les catastrophes naturelles. Il rassure quand même de ce que le gouvernement sera toujours aux côtés des populations afin de leur apporter secours et assistances.

Benoît Mètonou