La Nouvelle Tribune

Le ministre Lawani désavoué

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(Sa réaction vivement attendue)
Mercredi dernier, Michel Makpénon, coordonnateur du budget à la Cena  n’est pas allé par quatre chemins pour réagir aux propos au ministre Lawani qu’il a accusé d’avoir fait économie de vérité.
En effet, accusé de n’avoir pas correctement joué son rôle, le coordonnateur au budget s’est indigné de ce que le ministre se soit basé sur des bruits de couloir pour intervenir. Il a battu également en brèche les allégations du ministre au sujet de la date de la création de l’imprimerie retenue pour exécuter  les travaux d’impression du bulletin de vote.  Selon Michel Makpénon, tout ce que le ministre a déclaré lundi dernier, n’est que contrevérité. Qu’il s’agisse de la question des motos mises à la disposition des démembrements de la Cena ou celle concernant la surfacturation, le membre de la Cena n’a prêté aucun crédit aux propos du ministre. La déclaration du ministre ne serait que pur mensonge ! D’ailleurs, il ne serait même pas en mesure de dire le budget qui a servi à l’organisation des élections, a laissé entendre Michel Makpénon. Finalement, des deux qui faut-il croire ?
En attendant que le ministre Lawani ne remonte éventuellement au créneau pour éclairer l’opinion sur ces graves déclarations, il convient de déplorer le spectacle qu’offrent les ministres de Yayi. Les membres du gouvernement du changement sont de plus en plus contestés. Ce qui n’est pas de nature à donner du crédit aux déclarations que font ces derniers sur des sujets importants et à polémique. En principe, lorsqu’un ministre de la République se prononce sur des faits d’une certaine gravité, des cadres ordinaires ne devraient pas pouvoir trouver à y redire, au point de produire des arguments pour les confondre. C’est du moins ce que l’on constate dans le cas d’espèce, opposant le ministre Lawani à un membre de la Cena. C’était aussi le cas dans le dossier Padme où les décisions de la ministre chargée de la micro finance, voire le communiqué du conseil des ministres ont été remis en cause. L’intervention du ministre des Finance, pour le moins précipitées, n’a rendu aucun service au gouvernement. Bien au contraire, elle a suscité davantage d’interrogations sur le rôle du pouvoir dans l’organisation de ce scrutin. Pourquoi le gouvernement, à travers le ministre des Finance s’est senti dans l’obligation de prouver sa bonne foi alors que personne ne l’avait encore accusé d’avoir été à l’origine des cafouillages qui ont caractérisé les élections du 20 avril ?   Autant de faits qui jettent dans une certaine mesure l’opprobre sur le gouvernement. Il est difficile de dire q’un ministre a menti. Mais aujourd’hui, sous l’ère du changement, c’est chose aisée.     
Benoît Mètonou.