La Nouvelle Tribune

Confection du projet de budget 2010 de l’Assemblée nationale

Espace membre

La pension des députés divise Nago et le personnel parlementaire

Depuis quelques jours, le personnel de l’Assemblée nationale et les membres du bureau de cette institution ne parlent plus le même langage. La pomme de discorde serait des coupes sombres qui s’opèrent sur leurs avantages dans le cadre de la confection du projet de budget 2010 de l’Assemblée nationale.   la suppression des primes liées à la fonction d’agent parlementaire. A cela s’ajoute le non respect de la pratique qui consiste à associer les responsables syndicaux à la confection du budget de l’institution.Selon des sources proches de la commission budgétaire de l’Assemblée nationale, les députés voudraient tirer le drap de leur côté en ce qui concerne certaines rubriques incluses dans la première mouture de ce budget. Une ligne budgétaire aurait été créée dans le projet de budget 2010 d’environ 2 milliards de FCFA qui sera consacrée au payement des pensions des députés au détriment de certaines primes du personnel qui seront sacrifiées. Cet état de chose n’a pas plu au syndicat de la maison dénommé Synapa qui aurait écrit au président de l’Assemblée nationale Mathurin Coffi Nago afin que les divers amendements formulés par le personnel soient pris en compte dans le projet de budget 2010 de l’institution parlementaire. A cet effet, le syndicat aurait été même déjà reçu par les membres du bureau qui les auraient rassurés. Mais aux dernières nouvelles, ces diverses revendications n’auraient pas été pris en compte dans le document final. Puisque, ce serait la pension que les députés veulent se tailler qui les préoccupent. Dans ce cadre, le bureau de l’institution parlementaire serait réuni dans la journée d’hier pour voir les tenants et les aboutissants de ce projet.

{mosgoogle}On apprend de sources parlementaires que le Syndicat se prépare déjà activement pour empêcher le déroulement des travaux de la session extraordinaire en préparation pour le 22 septembre prochain et qui portera sur l’examen et le vote du budget exercice 2010 du Parlement. Cette situation augure une nouvelle de crise au sein de la deuxième institution de la République et qui vient en rajouter à la tension relative à la gestion scabreuse des fonds de la récente mission d’informations initiée en direction de la population. On risque d’assister dans les prochains jours à la paralysie des activités parlementaires, ce qui peut dorénavant déteindre sur le vote du projet de budget exercice 2010 de l’Assemblée nationale.

 Ismail Kèko