La Nouvelle Tribune

Affaire crédits relais

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Lazare Sèhouéto confond ses détracteurs

Le leader de l’alliance Force-clé, Lazare Sèhouéto, était hier l’invité de l’émission ‘’Zone franche’’ de la télévision privée Canal 3. L’affaire-crédits relais à la Société nationale de promotion agricole (Sonapra) a été l’un des dossiers abordés. C’était l’occasion pour confondre ses détracteurs qui l’accusent à tort dans cette affaire. Lazare Sèhouéto n’a pas eu du mal, ce dimanche, à clouer le bec à ses détracteurs. C’était l’occasion aux Béninois de constater que ceux qui l’accusent sont de mauvaise foi ou n’ont pas la maîtrise du sujet. Cet ancien ministre a été toujours accusé d’avoir géré la sulfureuse affaire des crédits relais. Par sa sortie, on peut situer les responsabilités. Lazare Sèhouéto  n’était même pas ministre de l’Agriculture à l’époque. En 2003, il était à l’Industrie et au commerce, avant d’être élu député dans la même année. Donc, il y avait un remaniement ministériel après les élections législatives qui était en vue. Sera-t-il reconduit ? M. Sèhouéto ne pouvait pas savoir le sort que le général Mathieu Kérékou lui réservait. C’est dire que le leader de Force-clé ne pouvait pas imaginer qu’il sera ministre de l’Agriculture. En son temps, c’est l’actuel président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Théophile Nata, qui était au poste de l’Agriculture dans le gouvernement. Il a été aussi élu député. C’était le ministre des Finances d’alors, Grégoire Laourou, aujourd’hui membre de Fcbe, qui avait assuré son intérim. C’est lui qui a signé le dossier crédits relais en tant que ministre de l’Agriculture intérimaire. C’est longtemps après que Lazare Sèhouéto a été nommé pour succéder à M. Nata. Pourquoi alors dans la commission Yacouba Fassassi, son nom a été cité 25 fois ? Au vu de ces données, l’invité de Canal 3 n’a pas porté de gants pour décliner toute responsabilité dans cette affaire et confondre ses détracteurs. Pour lui, certaines personnes mal intentionnées cherchent par tous les moyens à lui nuire.

Procès

L’affaire crédits relais n’est pas le seul sujet abordé au cours de l’émission. Lazare Sèhouéto, naturellement, a fait le procès du régime du Changement. A cet effet, il a dénoncé les incohérences qui caractérisent les actions du gouvernement du président Boni Yayi dans les secteurs économique, social, éducatif, politique et autres. Selon ses déclarations, les dirigeants actuels du pays réfléchissent peu avant d’agir. Parlant du service militaire d’intérêt national à titre d’exemple, il a révélé les lacunes du pouvoir dans la gestion de ce dossier. Selon ses déclarations, c’est une grossièreté d’Etat de promettre de l’emploi aux jeunes appelés, alors que la loi n’en dit rien. Ensuite, il a dénoncé la gestion de l’affaire Cen-Sad par le gouvernement. Il invite les autorités à étendre les enquêtes sur d’autres volets du dossier. C’est pourquoi, selon lui, on doit mener des investigations au niveau de la construction des villas, la sécurité et autres où il y à encore beaucoup de choses à dire.

{mosgoogle}Lazare Sèhouéto a donné des clarifications sur le protocole d’accord du G4 et de Force-clé. Contrairement à certaines langues, il a souligné que les partis politiques concernés se sont engagés à travailler ensemble pour sauver le peuple béninois en 2011, car selon ses déclarations, le pouvoir en place a montré ses limites dans les domaines. Sur toute la ligne, l’ancien ministre sous le régime du président Kérékou n’a pas manqué de réponses à toutes les questions à lui posées.

Jules Yaovi Maoussi