La Nouvelle Tribune

Après le retrait de l’Ige de la bourse du travail

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Pourquoi les syndicalistes ne parlent plus ?

La paix semble avoir été trouvée entre les syndicales et le gouvernement. Seulement, le commun des Béninois voudraient bien savoir, de la part des secrétaires généraux des centrales syndicales les termes et clauses de cet accord issu de la rencontre qu’ils ont eue avec le chef de l’Etat d’une part et d’autre part avec les ministres d’Etat.

Il y a quelques jours encore, la guerre entre le gouvernement a connu une escalade à un telpoint que, plus rien ne présageait d’une paix sociale jusqu’à la fin du mandat du président Boni Yayi. Avec le dossier Cen-sad, les interdictions de marches et autres restrictions des libertés démocratiques, la descente de l’Inspection générale d’Etat (Ige), les responsables syndicaux ont eu plus que la dose qu’il fallait pour les convaincre de ce le chef de l’Etat et son gouvernement cultivait la dictature et voulait remettre en cause les acquis démocratiques obtenus après de hautes luttes et d’inimaginables sacrifices. Des conférences de presse animées par les syndicalistes se sont succédées afin que soit portées à l’attention de l’opinion atiuonale et internationale, les persécutions dont ils sont victimes de la part du gouvernement. Du soutien, ils en ont reçu de la société civile, des autres partis politiques en désaccord avec le régime en polace ainsi que de l’extérieur en provenance des instances faîtières syndicales africaines et internationales. Au finish, c’es le président du Conseil économique et sociale (Ces) qui a pris son bâton de facilitateut et a entrepris une mission de bons offices au cours de laquelle il a pu réunir les deux parties. Résultat, la hache de guerre est enterrée. Le président a fait retirer l’Ige de la bourse du travail et a instruit ses ministres d’Etat d’organiser une autre rencontre avec les responsables syndicaux. Ce qui fut fait en début de semaine.

{mosgoogle}Le hic dans tout ceci, c’est que le peuple n’a plus eu droit à une restitution de lapart des secrétairtes généraux des centrales syndicales comme ils avaient alerté tout le monde quand le torchon brûlait entre eux et le gouvernement. Aujourd’hui, des interrogations demeurent sau sein de l’opinion nationale ur ce qui a constitué le sôcle sur lequel les deux camps se sont entendus.  Qu’ont-ils convenu avec les ministres d’Etat? Et en amont avec le chef de l’Etat sous la houlette du président du Ces, Nicolas Adagbè? Les syndicalistes se doivent de monter une fois encore au créneau afin d’apporter des éclaircissemnts aux Béninois et surtout aux travailleurs qu’ils sont sensés représentés.

Benoît Mètonou