La Nouvelle Tribune

Osho démythifie Amos Elègbè

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 L’ancien ministre d’Etat à la défense de Mathieu Kérékou, Pierre Osho, a accordé une interview à notre confrère « la presse du jour ». Dans cet entretien, ce dernier n’est pas allé de main morte pour démontrer que son ancien camarade de lutte, Amos Elègbè est un vagabond politique, qui n’a de leçon à donner à personne comme il le fait aux côtés du président Boni Yayi.

Pierre Osho a parlé. Entre autres sujets, il s’est intéressé à la personne de Amos Elègbè, conseiller politique du chef de l’Etat dont le parcours est tout sauf exemplaire. En effet pour Pierre Osho, on ne peut rien dire de pertinent sur le cursus de Amos Elègbè qui est aujourd’hui un « zélateur » du nouveau régime.  Alors que sous le régime révolutionnaire, il a été un grand cadre du Parti de la révolution populaire du Bénin (Prpb) ayant occupé le poste de directeur de l’Office national de l’hôtellerie et du tourisme (Onatho), il deviendra très virulent contre son ex-bienfaiteur, le Gl Mathieu Kérékou, sous le mandat de Nicéphore Dieudonné Soglo. Mais une fois que le président Kérékou est revenu aux affaires en 1996, rappelle Pierre Osho, l’homme de Savè, a opéré un nouveau revirement. Ce qui lui a valu de se faire nommer conseiller ou chargé de mission avant de connaître la consécration comme ministre du commerce. Ce n’est donc pas une surprise pour le fidèle compagnon de l’homme de Kouarfa, que Amos Elègbè soit aujourd’hui l’un des thuriféraires du régime en place. Il estime qu’on ne peut rien tirer de positif de celui-là qui se prend pour un expert politique et tout le temps, reste à disserter et à gloser. « Je ne sais en quoi peut être positif ou contributif un tel personnage qui n’est pas constant dans ses opinions, qui n’est pas constant dans ses prises de position, qui n’est pas constant et rigoureux dans ses choix politiques », conclut-il.

{mosgoogle}Voilà une analyse qui devrait éclairer un tant soit peu le président de la République qui ne cesse de s’entourer de tout individu qui donne de la voix ou qui chante ses louanges. Pierre Osho est très bien placé pour parler de l’homme. Car, pendant plus de vingt ans, il l’a pratiqué et a été dans le feu de l’action avec lui. Ce n’est donc pas une critique gratuite qui est faite à son encontre. Amos Elègbè devrait plutôt prendre cela comme des conseils d’ami et savoir qu’il est temps pour lui de faire preuve de sagesse. Une pareille vérité venant d’un ami, rougit indubitablement les yeux, mais ne les crèvera pas.

B. M.