La Nouvelle Tribune

Nommé par décret pris en conseil des ministres

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Un directeur en poste au ministère de la justice limogé illégalement par arrêté

(Mécontentement des militants Fcbe de la vallée)
Le directeur du centre de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence d’Agblangandan Benjamin Alanmenou a été relevé de ses fonctions le 15 juin dernier par arrêté N° 37/Mjldh/Cab/Sgm/Drh/Sga/Sa qui nomme aussitôt un nouveau directeur par intérim en la personne de Léopold Gérard Tossou.


La procédure ayant conduit au limogeage de l’ex directeur Benjamin Alanmenou serait bancale, puisque c’est  un décret pris en conseil des ministres N° 98-440 du 1er octobre 1998 qui l’a nommé à ce poste. Mais comment se fait-il que l’actuel ministre de la justice Victor Topanou puisse prendre un arrêté pour abroger toutes les dispositions antérieures, c’est-à-dire celles du décret présidentiel. Selon certaines indiscrétions, ce limogeage aurait des dessous sales qui ont tendance à faire croire à un règlement de compte administratif. Tout aurait commencé par le refus du directeur Benjamin Alanmenou de signer des attestations de présence au poste de trois agents qui voudraient être illégalement reversés comme contractuels à la fonction publique. Le centre aurait employé sous un contrat à durée déterminée les trois agents en question et après expiration du premier contrat, les intéressés ont été recensés lors de l’opération (de recensement) organisée par le ministère des finances. Il s’agit de Satoguina Hilarion Yves et Agondji Victorin Tossou ; tous deux maîtres d’internat et le troisième Viou Dimitri Rafiou assistant social. Il faut préciser que ces trois agents étant en situation illégale n’ont pas pu bénéficier du payement de 12 mois de salaire. En effet, avant le terme de leur contrat qui devrait respectivement prendre effet pour compter du 04 octobre 2004, du 11 octobre 2004 et du 20 avril 2005, le délégué du contrôleur financier près le ministère de la justice n’avait pas pu viser lesdits contrats. Ce qui a conduit au rejet des mandats faits par le régisseur comptable du centre. Selon les mêmes sources proches du ministère de la justice, un des trois agents en cause serait le frère de la Drh dudit ministère Euphrasie Satoguina Sacla. Voulant protéger ses proches, la Drh a adressé au ministre Victor Topanou un rapport tronqué pour demander de délivrer une attestation au poste à ces trois agents pour leur reversement et la prise en compte de leur salaire.

{mosgoogle} Puisque le directeur déchu Benjamin Alanmenou s’est opposé vigoureusement à un tel acte illégal, la mafia a eu finalement raison de lui malgré sa compétence et les nombreuses félicitations à lui adresser par sa hiérarchie et le ministre Topanou l’a limogé par un arrêté alors que ce dernier a été nommé par décret pris en conseil des ministres. Face à cette situation d’injustice, les militants Fcbe de la vallée de l’Ouémé s’insurgent contre cet acte et ont exprimé leur mécontentement à l’issue d’une rencontre tenue à Adjohoun. Ils demandent que le chef de l’Etat se saisisse de ce dossier afin que la lumière jaillisse.

I.K.