La Nouvelle Tribune

Bataille pour l’alternance au sommet de l’Etat en 2011

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Des manœuvres malsaines pour distraire les populations

A moins de deux ans de la prochaine présidentielle de mars 2011, les esprits s’échauffent déjà et augurent d’une campagne mouvementée. Mais les méthodes utilisées par les uns et les autres, présagent-elles d’une élection sans heurts ?
Lentement mais sûrement, on s’achemine vers la fin du mandat du Chef de l’Etat Boni Yayi. A près de dix huit (18), de cette échéance, la guerre pour la succession fait déjà rage. Chacun des potentiels candidats usent de méthodes diverses aux fins de tenir en haleine la population. Mais, parmi les méthodes utilisées, nombreuses sont celles qui sont malsaines et mettent à mal notre démocratie chèrement acquise, qui pour l’heure reste la denrée la mieux vendable à l’extérieure. Malheureusement, tout ou presque est mis en œuvre par certains pour faire peur aux populations. Et pour y parvenir, tous les moyens sont bons pour ces derniers. L’internet et les messageries de téléphones portables sont les moyens les plus utilisés pour atteindre leurs objectifs avec des cibles de choix.

Le contenu des tracts et autres messageries envoyés par ces Béninois, laisse parfois perplexe tout observateur averti de l’actualité. La situation est-elle pour autant aussi effroyable qu’on la présente ? Assurément non. Même si une certaine sagesse veut que tout le monde ne regarde pas la même direction pour prévenir toute dictature, il urge tout de même que les sons de cloche divergents ne mettent pas à mal la cohésion et l’unité nationale. Non  satisfaits d’alarmer les populations, ces Béninois en viennent parfois à utiliser des méthodes propres à faire peur et à révolter ces populations.

Halte aux méthodes malsaines

Lorsqu’il parlait de boubou blanc lors de l’entretien accordé à la presse à l’occasion de la fête de l’indépendance, le Chef de l’Etat parlait certainement en parabole et conscientisait ces derniers qui semblent être prêts à tout pour atteindre leur fin. Sinon comment comprendre que la défense de l’intérêt national qui doit être le cheval de bataille de tout Béninois, ne soit aujourd’hui qu’un vain mot. Un manque de patriotisme qui n’honore guère notre pays et sa démocratie.

{mosgoogle}La bataille pour l’alternance au sommet de l’Etat en 2011, doit se mener de façon saine aux fins de rendre plus vitale notre démocratie et demeuré toujours le meilleur exemple aussi bien dans la sous région que sur le plan international. Rien ne sert de traîner dans la boue l’image du pays à l’extérieur ou de faire peur aux populations par des messages ou autres déclarations. Vivement donc que cesse l’imposture et que la raison l’emporte sur la passion. Il y va de la sauvegarde des acquis démocratiques de notre pays. Puisque aucun chef d’Etat digne de ce nom n’aura intérêt à diriger un Bénin en lambeaux.

Georges Akpo