La Nouvelle Tribune

Expiration du délai du dépôt du rapport sur l’affaire Cen-Sad

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Vers un nouveau fiasco de la commission Pognon

« Obligation de résultats et comptes rendus ». C’est ce qu’a déclaré, le chef de l’Etat, le 06 avril 2006, quand il prenait fonction devant la représentation nationale à Porto-Novo. Cette exigence devrait s’appliquer au dossier de la Cen-Sad qui continue de défrayer la chronique.


La date fatidique pour le dépôt du rapport de la commission Alfred Pognon était prévue pour ce vendredi. Trois jours après, rien n’a été dit aux Béninois. A voir l’effet qu’a produit l’affaire Cen-Sad dans l’opinion publique, il est étonnant que le gouvernement adopte cette attitude. Pour sa crédibilité, le chef de l’Etat doit mettre à la disposition de tout le monde les résultats de cette commission d’enquête, si vraiment la lutte contre la corruption est son véritable credo. Tout le monde sait que beaucoup de caciques de la mouvance Yayi sont impliqués dans ce sale dossier qui a porté un coup à l’image de marque du Bénin et à sa démocratie.  Donc, le peuple veut que d’autres têtes tombent, parce qu’on doit faire rendre gorge aux fossoyeurs de l’économie nationale tapis dans les arcanes du pouvoir en place ou ailleurs dans l’appareil d’Etat. Les Béninois veulent saisir cette occasion pour lancer véritablement la lutte contre la gabegie, la corruption, les malversations dans l’administration publique et le clientélisme au sommet de l’Etat.

{mosgoogle}On se rappelle de la non-publication des résultats des audits. Jusqu’aujourd’hui, rien n’est fait dans le sens parce que les ténors du Changement sont épinglés. Cette fois-ci, le gouvernement risque de se mettre la corde au cou dans le dossier Cen-Sad, en cachant les conclusions de la commission Pognon.Toutefois, il ne faut pas que cette structure influe sur l’Inspection générale de l’Etat (Ige) de Alidou Koussey. Les Béninois veulent la manifestation de la vérité et réclame des sanctions contre les pilleurs de l’économie nationale. On attend le président Boni Yayi au carrefour de l’histoire.

Jules Yaovi Maoussi