La Nouvelle Tribune

Enquêtes sur l’incendie au ministère de l’Agriculture

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Les premiers résultats de la justice

Les premiers résultats des enquêtes sur l’incendie survenu au ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche sont connus depuis vendredi dernier. C’est l’œuvre du tribunal de première instance de Cotonou.
Le magistrat Michel Azalou, au cours de la conférence qu’il a donnée sur le sujet, a déclaré que le mal proviendrait d’un court-circuit ou d’une foudre qui aurait détérioré les vielles installations dudit ministère. Il a ajouté que les documents et pièces comptables du bureau du projet brûlé peuvent être reconstitués. C’est pourquoi, il a abouti à la conclusion selon laquelle l’incendie serait accidentel. Toutefois, M. Azalou a indiqué que le contexte dans lequel est intervenu le mal pourrait créer d’autres suspicions. C’est pourquoi, il a déclaré que le tribunal de première de Cotonou a ouvert une information pour poursuivre les enquêtes sur cette affaire.

La déclaration du 1er substitut au procureur Michel Azalou

Au petit matin du 17 juin 2009, l’opinion publique a été ébranlée par un incendie qui s’est déclenché sous une pluie battante au Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche (Maep).
Le tollé général suscité par cet incendie est dû à sa survenance au lendemain de la passation de service entre l’ancien et le nouveau ministre de l’agriculture et surtout en raison du bureau où est survenu l’incendie en l’occurrence, celui: d’un régisseur de projet.
On a tôt fait de croire, à tort ou à raison à un incendie d’origine criminelle, pour dissimuler ou faire disparaître les preuves d’une malversation ou d’un détournement de fonds publics.
C’est d’ailleurs les raisons fondamentales qui ont motivé le parquet de c Cotonou à se, saisir de ce dossier et à ouvrir une enquête.
En raison de l’importance de ce dossier dû à l’émoi qu’il a suscité au sein de la population, et par souci d’efficacité et de transparence, cette enquête a été confiée à deux différentes unités d’enquête:
- d’une part aux policiers par le biais du commissariat central de la ville de Cotonou;
- d’autre part, aux gendarmes, par l’entremise de la compagnie de ~ gendarmerie de Cotonou.
Au début de l’enquête, le principal suspect, je veux parler du régisseur de projet dans le bureau de qui l’incendie s’est déclenché a été placé en garde à vue, ceci, pour éviter toute entrave à l’enquête, toute collusion frauduleuse ou autre nuisance de son fait.
Après le constat sur les lieux, plusieurs auditions ont été effectuées, une expertise a été réalisée par le cabinet d’expertise Cable Lyon Lumière, et une contre expertise faite par Contrelec.
Des résultats partiels et concordants des enquêtes séparément menées par la police et la gendarmerie, il ressort que:
1- l’agent dans le bureau de qui l’incendie s’est déclenché ne serait pas encore venu au bureau ce matin avant le début de l’incendie;
2- le système d’installation électrique du Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche (Maep) est d’une grande défectuosité, ce qui est la cause de fréquents incendies toujours maîtrisés avant celui plus grave du 17 juin 2009 ;
3- toutes les pièces comptables brûlées au cours de cet incendie pourraient être reconstituées;
 4- L’incendie proviendrait:
. Soit d’un court circuit;
. Soit d’une décharge électrique causée par la foudre.
{mosgoogle}Tout ceci aurait pu permettre de conclure que cet incendie est d’origine accidentelle, mais les circonstances de sa survenance invitent à une certaine prudence.
C’est la raison pour laquelle, le parquet a jugé nécessaire d’ouvrir une information au cabinet de ta doyenne des juges d’instruction du tribunal de Cotonou pour élucider complètement et entièrement cette affaire. Je vous remercie.