La Nouvelle Tribune

Difficultés dans le déroulement du scrutin

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Les insuffisances notables du transport par le génie militaire
A raison ou à dessein, le convoyage des matériels électoraux sensibles par le Génie militaire dans le cadre du scrutin d’hier dimanche 20 avril  a soulevé d’énormes insuffisances qui ont été à la base des nombreuses irrégularités notées dans le déroulement des opérations de vote.

Au cœur des nombreuses irrégularités enregistrées dans le déroulement hier dimanche 20 avril des élections communales, municipales et locales, se trouvent les défaillances dans le convoyage des matériels électoraux sensibles par le Génie militaire. Par endroit, les présidents des Commissions électorales départementales (Ced) et ceux des Commissions électorales communales (Cec) ont attendu jusqu’à l’aube du jour du scrutin les véhicules de l’armée transportant, urnes, bulletins de vote, cachets, scellés, encre indélébile, feuilles de dépouillement et autres matériels sensibles nécessaires au démarrage du scrutin. C’est le cas à Malanville, Abomey, Zagnanado et dans bien d’autres régions du pays où les véhicules de l’armée sont arrivés entre 06 heures et 08 heures au matin du dimanche 20 avril. C’est en ce moment que le calvaire devrait commencer pour les personnes chargées de répartir les matériels jusque dans les bureaux de vote à via les communes et les arrondissements. Selon les convoyeurs militaires, l’acheminement des matériels vers les communes, les arrondissements et les bureaux de vote, devrait être assuré par les services déconcentrés de la gendarmerie. Mais   hélas, il a fallu la disponibilité de la tête, des pieds, des vélos et autres moyens de bord des membres des Commissions électorales d’arrondissements (Cea), des agents des bureaux de vote et autres citoyens de bonne volonté pour l’acheminement de ces matériels vers leurs véritables destinations. Ce spectacle a amené beaucoup d’observateurs et acteurs du processus électoral à regretter l’abandon de l’ancien mécanisme de transport des matériels électoraux. Ce mécanisme par lequel la Commission électorale nationale autonome (Cena) sollicite des prestataires privés pour le transport desdits matériels. Cela revient plus cher, certes, ont reconnu certains. Cependant, il donne plus de garantie de fiabilité et d’efficacité, ont martelé certains qui en 2007 ont milité pour son remplacement.

Ludovic D. Guédénon