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L’an 2 de Mathurin Nago fêté sur fond de division

L’Assemblée nationale 5è mandature vient de boucler deux années depuis son  installation. Malgré le bilan peu élogieux caractérisé par une crise politique aigue qui a failli conduire à la destitution de l’actuel président de l’institution parlementaire, Mathurin Nago a tenu quand même à marquer d’une pierre blanche ses deux ans d’activités parlementaires en organisant des festivités à Lokassa pour immortaliser ces moments.


Deux ans pourquoi faire? Des festivités qui ont été diversement appréciées au sein de la classe politique nationale et particulièrement au sein de la représentation nationale qui n’aurait même pas été associée à ces évènements. Mathurin Nago a t-il fêté ces deux ans de perchoir ou bien deux années de l’institution parlementaire? Tout porte à croire que c’est les  deux années de perchoir qu’il a fêtés. Au sein des députés les avis sont partagés, de même qu’au niveau de  son bord politique, la Fcbe. Selon les explications de certains députés approchés, Mathurin Nago n’a fait que le procès de ses collègues de l’opposition puisqu’il déclare lui-même <<connaitre tous les députés de cette législature, parfois 72 heures avant il sait déjà ce qu’ils pensent faire>>. Il a été soutenu dans ses propos le jour des festivités à Lokossa par un collègue député des Fcbe qui a déclaré lui aussi que <<le président Nago terminera son mandat et qu’il ne tombera pas...>>. Face à cette provocation et ces déclarations tendancieuses, on se demande si les deux ans de perchoir de Mathurin Nago était organisés pour faire le procès de ses collègues. Pourquoi n’a t-il pas associer tous les députés à cette fête?

{mosgoogle}Alors que les 83 députés de la 5è législature ont tous contribué de près ou de loin aux travaux intellectuels qui s’y déroulent. Certes, ça a été une fête réussie pour Nago mais une fête organisée sur fonds de provocation et de division. On redoute déjà la réaction de ses collègues dans les prochains jours puisqu’ils menacent de lui répondre au cours des débats en plénière. Une situation qui risque de rendre une fois encore ingouvernable le parlement pour Nago qui doit désormais porter des gangs pour faire face à ses adversaires politiques.

Ismail Kèko