La Nouvelle Tribune

Crise à l’Undp

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Preuve que les politiciens ne pensent qu’à leurs intérêts

Depuis quelques semaines, le parti de l’ancien président Emile Derlin Zinsou est en proie à une crise. Pendant que les élus (députés) sont avec les G et F, la direction du parti rejoint la rivière de la mouvance. Une situation qui trouve son origine dans l’ambition des uns d’obtenir des postes de nomination.


Jusqu’à la naissance de l’Union pour la majorité présidentielle plurielle (Umpp), regroupement soutenant les actions du chef de l’Etat, l’Union pour la démocratie et le progrès (Undp) était avec le G13, un courant qui dénonce par contre la gestion de Boni Yayi. Alors qu’à leur dernier conseil national il y a quelques mois à Bohicon, les membres de l’Undp réitéraient leur adhésion totale aux combats que mène ce creuset, grande a été la surprise des Béninois de les voir parapher l’acte d’appartenance à l’Umpp. Des investigations pour comprendre la situation qui prévaut aujourd’hui , il en ressort que la crise qui mine  l’un des plus vieux partis du Bénin, émane de la volonté d’un certain nombre de cadres de pouvoir obtenir leurs comptes avec le régime en place. En effet, ces derniers s’offusquent de ce que la politique d’opposition que mènent leurs élus, ne leur rapporte rien en retour, à la base.  Les tenants de la crise, estiment qu’ils subissent inutilement les affres de la position de leurs élus. Il leur fallait donc créer l’événement afin que, soit, leurs élus révisent leur position, soit eux, ils se sabordent au régime en place. C’est ainsi qu’un communiqué a été publié pour dénoncer la marginalisation de l’Undp au sein du G13. La mouvance étant déjà aux aguets, n’a pas hésité à prendre contact avec les meneurs du mouvement. Ainsi, des Cv auraient été demandés à ces derniers. Ce fut donc avec facilité que ceux-ci ont signé leur acte d’adhésion à l’Umpp. Aujourd’hui, ce parti est au bord de l’implosion, car, divisé. Le président Emile Derlin Zinsou, ayant décidé de ne plus intervenir dans la gestion du parti, on se demande bien s’il va garder cette position.

{mosgoogle}Ce qui est cependant clair, est qu’il n’a pas fallu longtemps pour que la mouvance récupère ceux qui, il y a moins de cinq mois, affirmaient dans leur rapport de fin de conseil national, qu’ils n’adhéraient pas à la méthode de gestion du président Boni Yayi. L’allocution vitriol de leur président, Jean-Claude Codjia résonne encore dans la tête de bon nombre de Béninois. Comme quoi, il n’y a pas q’un certain Gbadamassi qui sait ravaler, avec délectation ses vomissures.q Benoît Mètonou