La Nouvelle Tribune

Suite aux recours introduits par le Prd à Avrankou

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La Cour suprême invalide l’élection du maire et de ses adjoints

Suite aux recours formulés par les conseillers du Prd après l’élection et l’installation du maire et de ses adjoints à Avrankou, la Cour suprême a rendu une décision le vendredi dernier invalidant ces élections et demandant leur reprise. Ce qui constitue un coup dur pour les Fcbe  une sérieuse menace pour le fauteuil de l’actuel maire Fcbe Georges Nounagnon.


Huit mois après l’élection et l’installation du conseil communal d’Avrankou, les juges de la Cour suprême viennent d’invalider l’élection du maire élu Georges Nounagnon et de ses adjoints. La notification a été faite le vendredi dernier aux intéressés. Ils jugent que la procédure ayant conduit à l’élection du maire et de ses adjoints viole les dispositions des règles particulières pour les élections communales en République du Bénin. Toutefois, la Cour suprême a demandé la reprise de toute l’élection à savoir celle du maire Georges Nounagnon, du premier adjoint au maire Hubert Hounhozoukou et du deuxième adjoint Louis Hounkanrin. Deux recours auraient été formulés dont l’un contre la procédure par laquelle le maire et ses adjoints ont été élus et l’autre l’illégalité dans laquelle exerce ses fonctions de chef d’arrondissement de Djomon le conseiller Michodjèhoun Antoine qui n’a pas été élu dans cet arrondissement qui pourtant a été élu comme chef d’arrondissement. Par rapport au premier recours formulé par le Prd, le bureau d’âge qui a dirigé l’élection serait illégalement choisi par le préfet d’alors Inès Aboh et violerait les dispositions de l’article 15 des règles particulières. Puisque, on se rappelle que le doyen d’âge du conseil communal était le conseiller Prd Atakoun Paul mais comme une situation de blocage subsistait par rapport à l’invalidation du siège du conseiller Prd de Sado, le préfet d’alors avait procédé au remplacement de ce dernier au profit du conseiller suivant le plus âgé qui est Michel Kpèlèguè de la Fcbe.

{mosgoogle}C’est dans ces conditions que l’élection s’est poursuivie dans la confusion. En ce qui concerne le deuxième recours formulé, ce serait les dispositions de l’article 18 des règles particulières pour l’élection des conseils communaux qui ont été violées par les conseillers Fcbe, puisqu’au cours de l’élection, un conseiller Fcbe en la personne de Antoine Mitchodjèhoun dit <<trente vingt>> a été élu comme chef d’arrondissement de Djomon alors qu’il n’a pas été élu conseiller dans cet arrondissement. Au cours de la demande des candidatures pour ce poste, bien que le seul conseiller Prd élu dans l’arrondissement de Djomon ait déposé sa candidature, il n’a pas été plébiscité, alors que les textes lui donnaient le droit. Aujourd’hui, toutes ces élections ont été remises en cause par la Cour suprême.

Ismail Kèko