La Nouvelle Tribune

Recensement dans le cadre de la Lépi

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Le règlement des contentieux divise les députés

A peine l’étude des textes de loi sur la Lépi et le Rena entamée que des incompréhensions s’étalent au grand jour au sein des députés. Après la lecture du rapport général par le rapporteur de la commission des lois, les dispositions préliminaires du préambule comportant cinq chapitres, sans oublier celles contenues dans le chapitre premier ont été soumises à l’examen de la plénière.


Notamment,  le centre national de traitement, la commission politique de supervision, le ficher national électoral qui reste la base des données électorales et la mission indépendante de recensement national approfondie,. Mais déjà les députés n’arrivent pas à accorder leur violon sur certaines dispositions préliminaires. C’est le cas des dispositions relatives à la structure qui se chargera du règlement des contentieux après l’organisation du recensement électoral. Puisque, les données biométriques à caractère personnel interviennent  dans le processus, chaque camp politique ne veut pas se faire damer le pion, c’est pour cette raison qu’on a assisté le jeudi dernier en plénière à des débats houleux sur cette question. Selon le contenu du rapport, c’est la Cour constitutionnelle qui serait retenu pour le règlement des contentieux. Ce qui n’est pas de l’avis des députés de l’opposition qui ont donné ce jour de la voix en s’opposant à cette proposition.

{mosgoogle}Ainsi des amendements ont été formulés par ces derniers. Le député Prd Ismael Tidjani Serpos quant à lui a suggéré par exemple que çe soit les juridictions décentralisées dans les départements qui se chargent du règlement des contentieux. Les arguments déployés par les députés des G et F en ce qui concerne la problématique de la fraude, seraient que l’actuelle Cour constitutionnelle étant aux ordres du chef de l’Etat ne peut en aucun cas gérer les contentieux après le recensement électoral. C’est au terme de deux suspensions, une première demandée par la présidente Rosine Vieyra Soglo afin de concilier la position de son bloc politique sur ce sujet et une autre demandée par le président Nago lui-même juste après la lecture de la déclaration de constitution du nouveau groupe parlementaire, que les travaux vont se poursuivre ce jour au palais des gouverneurs à Porto-Novo. 

Ismail Kèko