La Nouvelle Tribune

Désignation des représentants à la Haute cour de justice

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L’opposition va t-elle se plier à la décision de la Cour ?

La bataille qui oppose les députés de l’opposition parlementaire à leurs collègues des Fcbe au sujet de la désignation des représentants de l’Assemblée nationale à la haute cour de justice (Hcj) n’a pas encore atteint son épilogue.


Les sages de la Cour constitutionnelle, à travers la décision Dcc 09-015 du 19 février 2009, ont donné raison aux députés Fcbe au détriment de leurs collègues des G et F. C’est dans une confusion totale et dans un contexte politique très tendu au parlement que la Cour constitutionnelle a rendu sa décision et intime à l’opposition parlementaire en son article 3 qu’elle est tenue de procéder à l’élection des trois députés restants devant siéger à la Haute cour de justice au plus tard le 06 mai 2009. Passé ce délai, l’Assemblée nationale est tenue de désigner au plus tard le mercredi 20 mai 2009, sans aucune considération de désistement à constater de la part de la majorité, les trois députés restants pour siéger à la Haute cour de justice. De plus, la Cour constitutionnelle poursuit en disant que la nouvelle formation de ladite Cour sera installée au plus tard le 30 mai 2009.

{mosgoogle} Mais face à cette injonction de la haute juridiction, on se demande si les députés des G et F vont se plier cette fois-ci à la décision de la Cour? Vont-ils procéder dans les délais requis à cette désignation? Et si ce n’était pas le cas, l’Assemblée nationale va t-elle le faire «sans aucune considération de désistement à constater de la part de la majorité» comme l’a indiqué les sages de la Cour? Qu’adviendra t-il dans ce cas si l’opposition  parlementaire disposait toujours de sa majorité? Assisterons-nous finalement à une désignation monocolore à la Haute cour de justice embrigadée par les Fcbe? Autant d’interrogations qui trouveront probablement leurs réponses d’ici le 06 mai prochain, autrement dit, au plus tard dans les 10 jours qui suivront. C’est sûr qu’une nouvelle tension profile à l’horizon au parlement entre camps adverses. Autrement dit, la crise qui perdure au sein de la représentation nationale risque de s’enliser d’avantage si rien n’est fait pour apaiser les ardeurs.

Ismail Kèko