La Nouvelle Tribune

Pour les deux ans restants de Yayi

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V. TopanouVictor Topanou situe les priorités

Au cours de sa rencontre avec la presse hier, le ministre de la justice et porte-parole du gouvernement, Victor Prudent Topanou a décliné les axes prioritaires des actions à mener pour les deux ans à venir par le régime Yayi. Il a également abordé les questions comme la Lépi et l’affaire Gbadamassi.


Après s’être une nouvelle fois délecté du « bilan assez flatteur », comme il le dit lui-même, le ministre porte-parole a indiqué trois grandes priorités  définies par le gouvernement pour les deux ans qui conduisent au terminus du mandat du président Boni Yayi. Il s’agit de renforcer et de consolider les acquis économiques. Le second point qui va focaliser et qui focalise d’ailleurs l’attention du gouvernement est la révolution agricole qui est entreprise depuis quelques temps. A ce sujet, les journalistes ont voulu savoir s’il n’y avait pas une navigation à vue, vu que c’est après l’acquisition des machines que les ministres sont descendus sur le terrain pour identifier les terres à exploiter. Le ministre infirme et avance que la présence des ministres signifie en fait, l’engagement et l’implication du gouvernement dans la réalisation de ce projet. Il assure que le gouvernement est prêt à tout mettre en oeuvre afin que l’agriculture constitue le socle du développement. Pour preuve, il fournira des semences de riz et de maïs aux paysans afin que ces deux produits de grande consommation puissent être disponibles. Le dernier axe reste les réformes politiques entreprises à travers la relecture de la Constitution et le découpage territorial.

{mosgoogle} A propos du premier point, Victor Topanou annonce que dans les jours à venir, le gouvernement fera diligence pour envoyer les travaux de la commission mise sur pied à cet effet afin que les députés fassent le travail qui leur revient. Pareil pour le second point. Quant à la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), il a une fois encore montré la bonne foi du gouvernement à la réaliser. Sur le chou gras de la presse actuellement, c’est-à-dire la démission de l’honorable Rachidi Gbadamassi du G13 vers la mouvance présidentielle, le ministre estime qu’il ne saurait parler au nom de l’intéressé et a renvoyé les journalistes aux informations qui proviendront ce jour de l’Assemblée nationale. Il a cependant supposé que ceux qui changent de veste devraient avoir de bonnes raisons de le faire et que cela relevait surtout de leur responsabilité personnelle.

Benoît Mètonou