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Transhumance politique

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Ce qui non seulement est une insulte pour les milliers de Béninois qui portent leurs suffrages sur eux, mais aussi un manque de conviction de l’auteur de cet acte peu honorable et indigne. Il faut cependant rappeler qu’il y a quelques années, la Cour constitutionnelle a connu du cas. Sa décision fut qu’il ne fallait pas entraver la liberté de l’individu de pouvoir choisir son bord politique à tout moment. Mais, ce que la Cour n’ignore pourtant pas, est que la liberté individuelle ne saurait être au-dessus de la liberté collective.  Le Niger, le Mali et un certain nombre de pays de la sous-région qui vivent également le même phénomène ont su pourtant trouver la réponse adéquate. Dans ces pays, dès que le député change de bord politique en cours de législature, la sentence est qu’il perd son siège au profit de son suppléant. Si celui-ci va également dans le même sens que son titulaire, le siège est tout simplement sans mandataire. Puisque les populations n’ont guère voté pour le parti que le transhumant a rejoint. Voilà des pays, qui prennent le Bénin pour exemple en matière de démocratie. Pendant ce temps, les politiciens Béninois, obnubilés par leurs intérêts égoïstes et avides de gain facile, préfèrent continuer par refuser de légiférer sur la question. Le règne de l’immorale prend de plus en plus d’ampleur dans le landerneau politique béninois.  Face à cet état de choses, la Cour constitutionnelle doit pouvoir revenir sur sa décision qui constitue une bien fâcheuse jurisprudence pour l’avancée de la démocratie.

Benoît Mètonou