La Nouvelle Tribune

En refusant de recevoir le Fors-Lépi

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M. NagoNago dévoile le jeu de la mouvance

Le président de l’Assemblée nationale, le professeur Mathurin Nago a refusé hier de recevoir les membres du front des organisations de la société civile pour la réalisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Une attitude qui est interprétée comme l’expression de l’opposition de la mouvance à la réalisation de la Lépi.


Tous les acteurs politiques veulent-ils réellement de la réalisation de la Lépi ? Cette question a troué un début de réponse face le refus hier du président du parlement béninois d’écouter la société civile allée lui exprimer sa préoccupation. En effet, hier devrait être avoir lieu la cérémonie solennelle d’ouverture de la première session de cette année. Pour cause de boycott par une certaine frange des députés, elle a été reportée au jeudi comme l’exigent les textes.

La société civile a donc jugé opportun de saisir cette occasion pour aller non seulement apporter son soutien aux députés dans le cadre de leurs activités. Il s’agissait plus particulièrement de les exhorter à faire diligence pour voter la loi devant permettre la réalisation de la Lépi. Mais, quelle ne fut pas leur déception de voir le premier responsable du pouvoir législatif leur opposé une fin de non recevoir. Au fallacieux motif qu’il les a prévenu de ne pas venir tout en qualifiant leur présence d’entêtement. Pour la société civile, il est désormais clair que les premiers opposants à la réalisation de cet outil électoral sont les acteurs de la mouvance présidentielle.

L’attitude du président Nago est assez claire et n’a d’autres significations que de faire savoir à tout le peuple béninois que la Lépi n’est pas une priorité pour la mouvance. Si non comment comprendre que la deuxième personnalité de l’Etat, qui se trouve être un homme de main du chef de l’Etat se refuse d’écouter des organisations de la société civile venues porter un message de la Nation toute entière. Alors que ce dernier n’a de cesse de clamer son engagement à voir la Lépi aboutir. Il fut des circonstances où, il a été clairement exprimé que sans la Lépi, point d’élection.  

{mosgoogle} Pour Urbain Amègbédji, si c’était des groupements de femmes ou de jeunes ou encore de notables qui étaient allés apporter leur soutien au chef de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale aurait trouvé le temps de les recevoir. Pour lui, il n’est pas compréhensible que pour une question aussi cruciale engageant la stabilité et la paix au Bénin, le président de l’Assemblée ne veuille guère s’en préoccuper. Il n’y a donc pas deux explications à cela. C’est un acte qui parle de lui-même. Il estime que le peuple connaît désormais ceux qui veulent de la réalisation de la Lépi pour les élections de 2011. Cette attitude du président Mathurin Nago a d’ailleurs été dénoncé par un certain nombre de responsables d’organes d’Etat qui estiment que l’acte est assez grave. Des voies et moyens seraient déjà recherchés afin que le tir soit corrigé.

Ismael Kéko