La Nouvelle Tribune

Risque de tension

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politiqueNikki, risque de tension entre Fcbe et Nonsina
Depuis le 9 avril une polémique est entretenue par les deux listes engagées dans les élections communales du dimanche prochain depuis qu’il est survenu un accident de la circulation entre deux individus, l’un membre Fcbe et l’autre membre ‘’Nonsina’’. De querelle en querelle, certains individus ont été accusés d’avoir agressé le garde du corps d’un cadre influent proche du pouvoir en place.
Face à cette situation, le commandant de brigade de Nikki aurait jeté sous l’influence dudit cadre les mis en cause au violon sans preuves tangibles. Portée devant le procureur de la République auprès du tribunal de première instance de Parakou, l’affaire n’a eu autre suite que la relaxation pure et simple des mis en cause lundi dernier. Une fois encore, cette affaire montre à quel point la sensibilisation en période électorale doit porter sur l’esprit de tolérance, la culture de la paix et du respect de l’autre. Toute chose que n’ont pourtant pas manqué de faire les organisations non gouvernementales, le gouvernement, les confessions religieuses et bien d’autres structures. Il importe donc que les populations de Nikki sachent raison gardée en cette période sensible et que les intellectuels montrent l’exemple au lieu de jeter l’huile sur le feu

Eviter  deux poids, deux mesures !
Au regard de la fréquence avec laquelle les violences se produisent depuis l’ouverture de la campagne électorale pour le scrutin du 20 avril et de l’importance des dommages parfois créés aux victimes, il est certes urgent d’appeler les populations au calme et à des comportements plus citoyens. Mais il apparaît  aussi important d’appeler les forces de sécurité et la justice à jouer leur rôle pour ne guère laisser ces actes impunis. Cela, pour plusieurs raisons dont deux paraissent importantes. Il s’agit d’abord  de décourager de tels agissements à l’avenir en sanctionnant aujourd’hui,  comme ce fût déjà le cas à Porto-Novo en 2007, les auteurs des violences survenues à Glazoué, Malanville, Abomey, Ekpè et autres. Puis ensuite d’éviter aux présumées victimes d’être animées d’un esprit de vengeance ou d’auto règlement, faute d’une justice équitablement rendue. 
Ludovic D. Guédénon