La Nouvelle Tribune

Bilan politique des trois ans de gestion de Boni Yayi

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L. SèhouétoSèhouéto dénonce la violation permanente de la Constitution

Le président du parti Force clé, Lazare Sèhouéto était dimanche dernier, sur les plateaux de la télévision nationale, dans un débat contradictoire avec le ministre de l’énergie et des mines, Saca Lafia en qualité de président de l’Union pour le développement et la solidarité (Uds).


Ils avaient aussi à leurs côtés un représentant de la société civile, en la personne de Urbain Amègbédji, coordonnateur du Centre Africa Obota (Cao).  Outre le bilan des trois ans de gestion, largement négatif sur le plan de la politique selon le député Force clé, Lazare Sèhouéto est également intervenu sur la tension politique qui règne dans le pays. A en croire le député, cette tension politique s’explique par un certain nombre de pratiques qui divisent le pouvoir et les G et F.

La première est liée au non respect des lois de la République. «Le président et son gouvernement violent constamment la constitution» a déclaré Lazare Sèhouéto. Il en veut pour preuve, la non installation jusqu’à ce jour, du conseil communal de certaines communes un an après les élections municipales. L’honorable sera appuyé à ce sujet par le représentant de la société civile. Pour Urbain Amègbédji, des décisions de la Cour  restent et demeurent non respectées.

Aussi, les institutions dont la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication  (Haac) et la Cour constitutionnelle ne sont-elles pas libres dans l’exercice de leurs fonctions, a-t-il expliqué. « On ne laisse pas, renchéri Lazare Sèhouéto, les ministres travailler ». Il ajoutera que «Les cabinets sont bloqués» .

{mosgoogle}Pour un apaisement de la situation, l’ancien ministre de l’agriculture sous le deuxième mandat du Général Mathieu Kérékou propose que le président Boni Yayi permette aux compétences du pays de s’exprimer.  
Au-delà du non respect des lois, la mésentente entre l’opposition et le pouvoir s’explique aussi, par la mauvaise gestion économique et la dilapidation des fonds publics par le gouvernement, aux dires du président de Force clé. L’improvisation et le manque de vision prospective ont été également mis à l’indexe par Lazare Sèhouéto qui pense que depuis le 7 avril 2006, le président Boni Yayi est en permanence en campagne.

Blaise Ahouansè