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Bénin : la CSTB fustige les acquisitions de domaines publics par de "hauts dignitaires"

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Que pense la CSTB de l'acquisition des domaines publics par de hauts dignitaires de l'Etat? Pour rappel, la Cour constitutionnelle avait autorisé le président de la République à acquérir un immeuble mis en vente par l'Etat

"La Cour autorise le Président de la République, Monsieur Patrice TALON, à acquérir, dans les conditions fixées par la loi, l’immeuble sis au lot n°558-559 à la zone résidentielle Ehouzou Nima à Zongo, dans le 11ème  arrondissement de la ville de Cotonou appartenant au domaine privé de l’Etat, sous réserve de la non affectation dudit immeuble à un service public et de sa mise en vente effective par le ministre en charge du Domaine et du Foncier." pouvait-on lire dans la décision de la Cour (à découvrir ici).

A ce sujet, la CSTB, par la voix de son secrétaire général Paul Essè IKO a fait allusion à cette autorisation lors de son récent point de presse sur la situation sociale au Bénin. Après avoir dénoncé un ras-le-bol généralisé rappelant les affaires des étudiants exclus, l'affaire Dangnivo qui est restée impunie, les différentes exigences des travailleurs notamment au port, M. Paul Essè IKO a évoqué les cas d'acquisition de domaines publics par de hauts responsables: 

"Au passage, rappelons que pendant qu’on demande aux pauvres gens de libérer l’espace public, de hauts dignitaires au sommet de l’Etat se permettent d’acheter encore des domaines de l’Etat alors que plusieurs services publics sont en location dans des maisons privées avec pour corollaire plusieurs milliards de frais de location à la charge de l’Etat." a déclaré le secrétaire général de la CSTB dans son allocution.

Lire ici la déclaration de Paul Essè IKO.