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Le G13 en proie au régionalisme et aux intérêts particuliers

Le G13, un regroupement d’environ huit (08) formations politiques enregistre suite à des discours tenus par certains de ses membres, des appels à une clarification. Cette clarification est d’autant nécessaire qu’il faut désormais distinguer les combats du groupe de ceux particuliers de ses membres selon leur origine et leur activité professionnelle.


Les honorables Rachidi Gbadamassi et Issa Salifou, deux responsables du parti Union pour la Relève (Upr) et membres du G13 ont entretenu ces derniers jours les populations du septentrion du Bénin sur les questions présumées qui opposent le G13 au gouvernement du changement. Il s’agit entre autres selon les comptes-rendus de leur tournée diffusés sur les chaînes de télévision, de la nouvelle organisation de l’activité de l’escorte des véhicules d’occasion et de la gestion des fonds qui en découlent ; de la distribution des micros crédits aux plus pauvres puis du choix fait en octobre 2008 par le président de la République d’appeler dans son nouveau gouvernement deux membres du G13 tous « originaires du sud-Bénin ».

Ainsi ces deux députés dont l’influence au sein du G13 est de notoriété, de Péhunco à Kouandé en passant par Natitingou, Tanguiéta et autres communes de l’Atacora pour échouer dans celles du département actuel de l’Alibori, ont expliqué aux populations la position et le combat du G13. Ladite position ont-ils indiqué aux mêmes populations n’est guère tranchée car, « nous négocierons avec Boni Yayi et au cas où nous n’aurons pas satisfaction nous reviendrons encore devant vous avec un fils du nord comme lui, banquier comme lui, intelligent comme lui… et qui est intéressé aussi par le fauteuil qu’il occupe aujourd’hui », a annoncé d’un air grave l’honorable Issa Salifou à qui son collègue Gbadamassi soufflait de temps en temps quels détails du message.
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Le coordonnateur national fait ses mises au point !

Face à cet amalgame qu’il a lui-même reconnu et sur lequel les Béninois s’interrogeaient déjà, le coordonnateur national du G13, le professeur à l’Université d’Abomey-Calavi et député de la cinquième législature  Nassirou Bako Arifari fait quelques mises au point. Invité ce dimanche sur l’émission « Cartes sur table » de la radio Océan Fm, il a tenu à apporter entre autres clarifications, celle-ci : « la question de l’escorte n’est pas spécifique au G13 ». Dans la suite de l’émission et après qu’il est tombé d’accord avec les animateurs que cet amalgame dont il tenait responsables les médias, découle d’une absence de discipline au sein du groupe qu’il coordonne, M. Bako Arifari clarifie. Jamais, a-t-il clairement indiqué, le G13 n’a statué et pris les positions portées la semaine dernière à la connaissance des populations du septentrion par les députés Gbadamassi et Salifou par ailleurs responsables du parti Upr et professionnellement actifs dans le domaine de l’escorte des véhicules d’occasion.

Ainsi, les positions présumées du G13 qui aurait choisi M. Bio Tchané comme candidat alternatif à Boni Yayi en 2011 ou qui aurait exigé du chef de l’Etat le limogeage de son ministre de la Microfinance… n’engageraient que les intéressés ou leur formation politique de base. Alors, selon le coordonnateur du G13, il faut désormais faire la part des choses notamment quand les membres du groupe interviennent sur certains sujets. Car ils peuvent le faire en tant qu’opérateur économique comme c’est le cas pour certains dans le débat sur l’escorte ou au nom du parti politique auquel ils appartiennent originellement.q  Souleymane Boukary

 Yayi-G13 : prêts pour la négociation ?

Si les clarifications du coordonnateur national n’étaient pas intervenues, on pouvait sans exagération conclure qu’entre le président Boni Yayi et le G13, les choses ont évolué. Et pour cause ! Intervenant au nom du G13, les députés Salifou et Gbadamassi ont annoncé que c’est quand Boni Yayi refuserait de satisfaire à leurs exigences qu’ils dénicheraient son successeur à la Boad pour lui succéder en 2011. Et la réponse du principal concerné ne s’est guère fait attendre.
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En visite dans une localité du département de l’Atlantique le lendemain de ce discours, Boni Yayi a donc insinué dans l’une de ses interventions qu’il était toujours disposé à négocier avec le G13. Un peu comme une histoire de « Je t’aime, moi non plus… », le feuilleton Yayi-G13 pourrait donc connaître avant 2011 de nouveaux épisodes. Q
Souleymane Boukary