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Le maire Ahanhanzo met en garde contre toute politisation de l’Agence pour la réhabilitation de la cité historique d’Abomey
Le maire d’Abomey, Blaise Ahanhanzo Glèlè s’est employé jeudi, à l’occasion de l’installation officielle du directeur général de l’Agence pour la réhabilitation de la cité historique d’Abomey (Archa), à fustiger toute velléité de politisation de cette institution.
Pour M. Ahanhanzo Glèlè, dont la ville bénéficiait, à travers l’Archa d’un programme de réhabilitation, «toute politisation irait à l’encontre des intérêts et des idéaux de développement de la cité historique». Avant de faire cette mise en garde, le maire d’Abomey a indiqué qu’aucune copie du décret portant création de l’Archa, signé par le chef de l’Etat, n’était encore parvenue à l’administration communale. Selon lui, cette situation apportait une fois encore la preuve que la politique avait pris le pas sur les intentions de développement.
 
Mieux que le gouvernement, a-t-il souligné, c’est au conseil communal d’Abomey que revenait, selon lui, la paternité de ce projet. «C’est le conseil communal d’Abomey qui a eu la primeur d’élaborer ce programme de réhabilitation. En son temps, l’équipe dirigeante de la commune, avec à sa tête ma modeste personne, l’avait soumis à la bienveillance et au soutien du président Mathieu Kérékou, qui avait instruit ses ministres afin que des ressources soient à cet effet mobilisées. Après Kérékou, c’est au tour de son successeur de témoigner, à travers ce que vous voyez, son soutien à notre projet de réhabilitation».
 
Poursuivant avec ses réserves, le maire d’Abomey a déclaré que l’Archa empiète sur les clauses signées avec la Banque ouest africaine de développement (Boad) qui attribuent la maîtrise d’ouvrage déléguée des travaux à l’Agence d’exécution des travaux urbains (Agetur).
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Grâce à ce programme de réhabilitation, la ville d’Abomey bénéficie de travaux de pavage et d’assainissement de huit rues pour un coût global de 6, 8 milliards de F CFA toutes taxes comprises, dont 4 milliards de F CFA de la Boad, 2,8 milliards par le gouvernement et 17 millions par la mairie d’Abomey. Il s’agit d’un premier volet qui sera suivi par celui ayant rapport avec la construction de la voirie  urbaine d’Abomey, précise-t-on.
ABP/JFH