La Nouvelle Tribune

Assemblée générale extraordinaire du Syntra-Papme

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L’abandon du plan de redressement de l’institution dénoncée
(L’Igf invitée à vérifier la gestion du Papme)
Sur recommandation d’un conseil syndical tenu le 29 mars dernier, le Syndicat des travailleurs de l’Agence pour la promotion et l’appui aux petites et moyennes entreprises (Syntra-Papme) a convié ses syndiqués à une assemblée générale extraordinaire qui s’est penchée samedi sur l’exécution du plan de redressement l’institution, sept mois après la démission du directeur général et son adjoint.

A la suite du bureau exécutif, le personnel du Papme à travers le Syntra-Papme constate qu’il y a plusieurs cas de mauvaise gestion pour lesquels il faut que l’Inspection générale des finances vienne enfin établir. Réunis en assemblée générale extraordinaire samedi dernier à la Bourse du travail de Cotonou sous la direction du bureau exécutif de leur syndicat, le personnel fortement représenté a, par ses applaudissements, approuvé le diagnostic liminaire du secrétaire général, Alassane Osseni Inoussa. Ce dernier malgré l’opposition de certains membres de son bureau, a estimé qu’il existe au Papme, des faits et des pratiques que devraient passer constater des inspecteurs de l’Inspection générale des finances (Igf) car, « le Padme n’était simplement que l’arbre qui cachait la forêt » a-t-il signifié.  Afin de préserver les acquis sociaux et les fonds publics, M. Inoussa exhorte au nom du personnel du Papme, l’Etat « à user de ses prérogatives régaliennes pour mettre fin au désordre qui règne » au sein de cette institution de micro finance. Ce désordre, indique le secrétaire général du Syntra-Papme, est caractérisé par une impasse à laquelle ont conduit « les actes de surfacturation et de pillage systématique des ressources financières ».

Des soupçons de manipulation politique
Macaire Abouké, responsable à l’organisation du Syntra-Papme et deux autres membres du bureau de onze membres ne partagent pas le contenu du discours d’ouverture de l’Assemblée générale extraordinaire. Intervenenant au nom de son groupe, M. Abouké laisse comprendre que le sujet ainsi soumis à l’assemblée du personnel n’avait pas au préalable requis l’accord de tous les membres du bureau et qu’il n’était d’ailleurs pas directement lié aux conditions de vie et de travail des travailleurs. Il dénonce par ailleurs le fait que le secrétaire général appartienne à une formation politique proche du pouvoir insinuant qu’il agissait pour le compte du régime. « Nous ne laisserons personne conduire le Papme au Fcbe ni le couler… » a donc crié M. Abouké dont on apprendra plus tard qu’il fût pendant deux mois après le limogeage  de l’ex-directeur général du Papme, directeur général par intérim.

Ludovic D. Guédénon