La Nouvelle Tribune

Marrakech : discours du président Talon à la COP22

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Majesté Mohammed VI, Altesses, Mesdames, Messieurs les chefs d’Etat et de gouvernement, Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies, Mesdames et Messieurs,

Je voudrais avant tout propos rendre hommage à Sa majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, au Gouvernement et au Peuple marocain d’avoir réussi ce moment de grand rassemblement.

Nos présentes assises sont pour nous l’occasion de donner un contenu concret à l’historique Accord de Paris.

Mon souhait est que l’élan collectif et la volonté politique qui ont permis la prouesse de Paris caractérisent également les échanges de Marrakech.

Or, au regard des résultats des réunions techniques et ministérielles préparatoires, il est à constater que la rencontre de Marrakech ne consacrera pas le début d’une mise en œuvre effective des décisions déjà prises, celles qui portent notamment sur l’adaptation aux Changements Climatiques, l’accroissement rapide des financements climatiques et l’opérationnalisation du Fonds vert pour le climat.

Cependant, je reste convaincu que Marrakech sera le véritable point de départ de la mise en œuvre de notre volonté commune d’améliorer notre présent et de sauver notre avenir.

De la COP22 à la COP23, nous pouvons poser les actes concrets que nous impose l’enjeu des changements climatiques.

Mesdames Messieurs, Le Bénin, qui a été parmi les tous premiers pays à signer l’Accord de Paris et à procéder à sa ratification, sera activement solidaire de toute initiative permettant l’atteinte des objectifs fixés.

Tenant compte du fait que l’agriculture en Afrique, de nature essentiellement pluviale, est fondamentalement vulnérable aux effets du changement climatique, il est heureux de noter que l’initiative 3A (Adaptation de l’Agriculture en Afrique) lancée par Sa Majesté le Roi du Maroc constitue le cadre d’action adéquat. Le transfert de technologie, la recherche agricole et la mise en place des financements nécessaires constituent des actions que nous avons collectivement l’obligation d’engager dès maintenant. C’est pourquoi le Bénin se propose de promouvoir et d’abriter un centre international de recherche pour répondre concrètement aux effets néfastes des changements climatiques sur l’agriculture en Afrique en lien avec l’Institut International pour l’Agriculture Tropicale.

Mesdames, Messieurs Aucun pays ne doit être laissé seul face au changement climatique et nous devons ensemble travailler à une mise en œuvre efficace et productive de l’Accord de Paris. Marrakech doit être le point de départ de cet élan collectif en faveur de la mise en œuvre équitable de notre Accord.

Vive la coopération internationale.
Je vous remercie.
Marrakech, le 15 novembre 2016